Le Magazine du Vin

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samedi 6 juin 2009

Des recettes gourmandes, des vins superbes... chaque semaine, gratuitement, dans VinoVox

Côtes de porc à la napolitaine




Une petite recette sans prétention - simple, rapide et pratique, mais néanmoins bien agréable...

Ingrédients pour 4 personnes

- 4 côtes de porc (filet)
- jus d'1 citron
- sel & poivre du moulin
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive
- 1 cuillère à soupe de beurre
- 1 tasse* de petits champignons de Paris en conserve
- 250 ml de pulpe de tomate
- 1 ...


Le château Colbert toujours fidèle à lui-même, c'est à dire sensationnel


xxAvec les beaux jours, l'envie de se promener dans de beaux jardinsnous reprend. Et quand les beaux jardins se trouvent au même endroitque de très bons restaurants, la vie est belle. Je vous emmène auxconfins de l'Anjou et du Poitou. ...

Oeufs mimosa à l'açorienne




Récemment, mon mari a appris à pêcher à la ligne avec notre ami açorien Fernando, et il se débrouille tellement bien qu'il ne rentre jamais bredouille, bien au contraire. Ces jours-là, il y a toujours un goûter-apéritif à la maison, préparé avec une partie du poisson pêché le jour même, et comme les quantités sont plutôt conséquentes, il en reste toujours un peu. La dernière fois, j'ai recyclé les restes dans ...


Samedi c'est pique nique à Metz alors venez nous rejoindre!!


Petit rappel pour celles et ceux qui ont loupé l'info: Les joyeuses blogueuses Lorraines organisent leur pique nique de printemps ce samedi 6 juin!!! Le rendez vous est donné à METZ devant l'Arsenal à 11h45. Venez nombreux!! Pour toutes infos contacter Mari, Cendrine ou moi! ...

Le cake du merle moqueur


xxJ'aime beaucoup les oiseaux, mais ily a des fois où ils m'agacent, comme ce merle qui vient picorer lescerises sur l'arbre, en donnant un coup de bec dedans : les cerisestombent par terre, et finalement c'est le chien qui les mange, et les ...

Poulet rôti à l'origan




Simplement parfumé aux arômes méditerranéens d'origan, d'ail et de citron, ce poulet rôti est délicieux...

Ingrédients pour 4 personnes

- 1 poulet entier
- 1 citron
- 3 cuillères à soupe d'origan frais, haché*
- 1 gousse d'ail écrasée
- 25 g de beurre à température ambiante
- 3 cuillères à soupe d'huile d'olive
- sel & poivre du moulin

* ...


Trifle rhubarbe, espuma chocolat blanc d'Anne Sophie Pic


Encore une !! Voici ma dernière recette testée du livre SCOOK. Comme nous sommes en plein dans la période de la rhubarbe, c'était le moment où jamais. Ingrédients pour 4 personnes: ( en rouge les quantités que j'y ai mis) La compotée de rhubarbe: 350 g de rhubarbe 500 g 35 g de sucre semoule ...

Pavés de boeuf au vinaigre balsamique et au poivre noir




Si l'on respecte bien le temps de cuisson, ces pavés restent tendres à coeur. Même moi qui n'apprécie pas spécialement la viande rouge saignante, j'ai beaucoup aimé ce plat. Une recette toute simple mais infaillible...

Ingrédients pour 4 personnes

- 2 cuillères à soupe de mélasse (ou de miel)
- 2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
- 4 pavés de boeuf épais (filet mignon)*

Glace vanille aux marbrures de carambar et besoin de conseils


La glace préférée des enfants reste la glace à la vanille, mais cette fois ci j'ai eu envie de"customiser" ma recette habituelle. Ingrédients: 1 gousse de vanille 400 g de lait entier 60 g de sucre 35 g de poudre de lait 1 jaune d'oeuf 130 g de crème liquide à 15% 10 carambars 80 g ...

Tarte au Fromage Blanc



J'ai trouvé cette recette sur le net et je la trouve extra..... La première fois que je l'ai faite , j'avais oublié de monter les blancs d'œufs et nous l'avions adorée... Cette fois-ci, je l'ai faite en suivant la recette à la lettre, quoique... j'ai ajouté des framboises et un arôme orange qui lui a donné une saveur bien agréable et très fraîche...
Recette donc à décliner à souhait !
Ingrédients
500 g de ...

vendredi 22 mai 2009

Saveurs et vins du monde se retrouvent dans Vinovox

Bordeaux fait ENCORE son pique-nique !


Oyé, oyé, grande nouvelle !!! Sonnez clairons résonnez trompettes !!
Et oui, on remet ça, l'an dernier c'était trop chouette !
Le beau temps est de retour, et avec lui les envies d'herbe, de salades dans des tupperwares, de brochettes dans des petits bentos, de beaux gâteaux à partager !Bordeaux refait son pique-nique, le dimanche 7 juin 2009 ! Allez voter avant si vous voulez (ce sera les Européennes), emmener votre maman ...


Filets de maigre aux saveurs italiennes : coppa, pecorino et tomates confites


Ma qué ?Qu'écé quim'arrive ??En ce moment j'ai envie d'Italie... On dirait que c'est l'arrivée des beaux jours qui me fait ça, tous les ans. Ces herbes bien vertes, ces tomates bien rouges, les couleurs de l'Italie qui me donnent envie de la mettre dans mon assiette ! Petite recette goupillée après une virée au marchéavec une copine . Ooh, les belles tomates confites... Aaaah, les beaux poissons... HAnnnnn, le magnifique pecorino ...
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L'accord idéal des mets et des vins du monde



A L'APÉRITIF


Champagne ou autres mousseux, Sauternes, Xérès, Porto, Vins Doux Naturels et la plupart des vins blancs secs ou moelleux du monde comme un beau Muscat de Patras, en Grèce.



AVEC LES ENTRÉES


Asperges : un Muscat d’Alsace.

Artichaut : un bon rosé sec d’Anjou.

Avocat : des blancs secs (Sauvignon, Gewurztraminer), voire légèrement moelleux (Rheinpflaz Spätlese ou demi-secs d’Anjou).

Caviar : Corton-Charlemagne, Champagne, Pouilly-Fumé, Vodka.

Petites crèmes au praliné


.........Encore des petites crèmes ??? ben oui on adore ça ici.Enfin surtout moi ;-)et cette fois je les ai faites au praliné. c’est un régal.Ingrédients pour 6 personnes1/2 gousse de vanille fendue360 ml de lait, de préférence entier 120 ml de crème liquide entière140 g de pâte de praliné (ou pralinoise à défaut)5 gros jaunes d'oeufsPréparationPréchauffer le four à 135°C. Placer le lait, la crème dans une grande casserole. ...

Lever les filets de poisson - petite méthode pour les nuls


Bon, y a peut-être des gens blasés qui passeront par-là et qui penseront : "Peuh, lever les filets, un jeu d'enfants, nul ce post". Ou peut-être que certains se diront "Mais elle se prend pour Patrick ou quoi ??" Bah non je me prends pas pour Patrick, quoi que je me suis toujours dit que si j'étais un personnage de Tintin, je serais forcément le capitaine Haddock, avec son caractère de cochon (ou d'éléphant de mer... ...

Ingrédients - le combava


Le combava est connu sous plusieurs noms: kumbava, citron kaffir, ou keffir lime.
C'est un arbre qui produit un petit citron vert, bosselé, à la peau grumeleuse, et des feuilles vert foncé, épaisses et luisantes.Comment l'utiliser ?
En cuisine, on utilise aussi bien ses feuilles que son fruit, pour retrouver la même saveur citronnée, verte et fraîche. Feuilles ou fruits se substituent parfaitement.
Sa saveur se marie ...


Salade de crevettes aux mille parfums


Je n'avais pas prévu le "passage au pré-ado" collectif qui m'attendait en prenant la classe des CM1-CM2...
En début d'année, un CM2 c'est presqu'encore un CM1. Autant dire un petit. Et puis là, retour des vacances de printemps, et va savoir... Le printemps qui les fait bourgeonner ? Les dossiers de demandes au collège qui circulent ? L'idée de la classe verte de trois jours qui approche à grand pas ?
Et ça ricane, ...




Débat autour des super toscans


Le magazine anglais The World of Fine Wine a relancé le débat sur les Super-Toscans. Je n'ai pas lu l'article, il faut s'abonner et c'est assez onéreux, et l'article n'est pas en ligne. En revanche, Eric Asimov en a parlé dans son blog, et en a résumé la teneur.Bon, pour une initiation aux super toscans, commencez donc par là.Voilà ? Bon, si vous avez bien tout compris, les super toscans, c'est une "appellation" visant à se libérer des ...

Petites crèmes au chocolat blanc et à la pistache


  Sur le principe des crèmes au chocolat et nutella, j’ai décliné les parfums.Ici à la pistache et au chocolat blanc. Ingrédients pour 6 personnes 1/2 gousse de vanille fendue360 ml de lait, de préférence entier 120 ml de crème liquide entière2 cc de pâte de pistache (ou plus en fonction de vos goûts)140 g de chocolat blanc coupé en petits morceaux5 gros jaunes d'oeufs PréparationPréchauffer le four à ...

Le Classement 2009 des meilleurs producteurs de Champagne


On sait que le Champagne a franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Car, contrairement à ce que certains détracteurs peuvent déclarer, la force du terroir est bien réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le ...



Quelques olives et un saint patron des séismes à Ascoli Piceno


294 victimes, 24 000 personnes en attente de retrouver une vie, dessecousses qui n'ont pas cessé, une existence qui bascule en 20secondes, au milieu de la nuit: je n'ai pas grand chose à ajouterconcernant le tremblement de terre survenu la semaine dernière àL'Aquila. Mais il se trouve que le week-end précédant la catastrophe,nous avons traversé les Abruzzes avec le ragazzo. A quelqueskilomètres, il jouait avec son quartet jazz à Ascoli ...

Tartinade d’anchois, aux olives noires et au thym


Une petite tartinade toute simple, avec les fonds de placard : des anchois au sel, du thym frais, des olives noires à la grecque…Le tout à tartiner sur un bon pain frais aux olives et au basilic, servi avec un petit verre de vin blanc de cassis, par exemple…… pour croire que l’été frappe enfin à la porte.pour un petit bol de tartinade aux anchois, olives noires et thym :150g de philadelphia ou de St moret5 anchois au sel4 olives ...


mercredi 7 janvier 2009

Sauternes Château de Malle


CHATEAU DE MALLEAu cœur du sauternais, un vaste domaine de 200 hectares. C'est Jacques de Malle qui fit construire ce magnifique château à l'aube du XVIIe siècle. Une œuvre classée monument historique avec des toits de tuiles à la Mansart, une visite qui mérite le détour tout comme ses envoûtants jardins florentins en terrasses. Le vignoble de 27 hectares de Sauternes et 23 ha de Graves est planté d'un seul tenant autour du château. Il est situé sur un plateau bien exposé, très légèrement vallonné, au sous-sol siliceux, sableux et argilo-graveleux. Le Château de Malle est un grand cru classé de Sauternes aux arômes caractéristiques de miel, d'amande, d'abricot confit, de belle évolution. En Graves, le M. de Malle est un beau blanc élevé en barriques neuves, fin, racé, très élégant. Le Château de Cardaillan rouge, à la fois rond et charpenté plus souple que le Château Tours de Malle.

COORDONNEES
Nom du propriétaire : Comtesse Nancy De Bournazel
Nom du responsable : Comtesse Nancy De Bournazel
Adresse : 33210 Preignac
Téléphone : 05 56 62 36 86
Télécopie : 05 56 76 82 40
E-Mail : chateaudemalle@vinsdusiecle.com
Site Vins du Siècle : www.vinsdusiecle.com/chateaudemalle
Site personnel : www.chateau-de-malle.fr

mardi 11 novembre 2008

Les Vins de Pays de l'année

Domaine de CANTAUSSELSVINS DE PAYS Domaine de CANTAUSSELS

Domaine de CANTAUSSELS

(VINS DE PAYS)


34290 Servian
Téléphone :04 67 93 10 10
Télécopie : 04 67 93 10 05
Email : domainesbonfils@wanadoo.fr

Un savoureux Vin de Pays des Côtes de Tongue Merlot 2006 médaille d’Argent au Concours Général Agricole Paris 2007, charnu comme on les aime, velouté, très parfumé, avec ces notes de sous-bois et de fruits mûrs (fraise, myrtille), d’une belle ampleur en bouche, de très bonne évolution. Excellent Cabernet-Sauvignon 2006, qui commence à peine à s’ouvrir, qui fleure bon les fruits mûrs et la réglisse, alliant finesse et structure, parfumé, un vin d’excellente évolution. Voir le Domaine de Sainte-Marthe.

Domaine de CIBADIÈS

Domaine de CIBADIÈS

(VINS DE PAYS)

Scea des Vignobles Jean-Michel Bonfils
34410 Capestang
Téléphone :04 67 93 10 10
Télécopie : 04 67 93 10 05
Email : domainesbonfils@wanadoo.fr

Tout en bouche, ce Vin de Pays d’Oc Chardonnay 2006, médaille d’Argent au Concours Général Agricole Paris 2007, fin et suave, très fruité, avec ces notes d’amande et de fleurs fraîches, très bien équilibré en acidité, un vin ample, riche en bouquet, harmonieux. Excellent Vin de Pays Merlot, de couleur soutenue, au nez complexe, aux notes de fraise des bois, d’humus et d’épices, aux tanins bien présents, à la fois soyeux et riches.

Domaine d’OUSTRIC

Domaine d’OUSTRIC

(VINS DE PAYS)
Léo Montagne Régisseur : Sébastien Bonneaud

11250 Couffoulens
Téléphone :04 68 79 14 20 et 06 09 04 39 34
Télécopie : 04 68 79 14 20
Email : sebbon1@free.fr
Ou : www.domaine-oustric.com

Incontestablement au sommet. On le comprend quand on goûte ce Vin de Pays de la Cité de Carcassonne rouge Siléo 2005, issu pour 50% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 20% Carignan, très bien élevé en fûts de chêne 12 mois (neufs, un et deux vins), de belle intensité, aux arômes de fruits rouges et d’épices, d’une belle structure, très bien équilibré, aux tanins présents, ample et volumineux, bien charnu comme il se doit, de garde, naturellement. Il y a également Le 100% d’Oustric 2005, un vin de couleur profonde, aux tanins bien fermes, aux arômes de fruits noirs cuits avec des notes de grillé, charnu, riche, d’une longue finale et de belle évolution. Beau Vin de Pays de la Cité de Carcassonne rouge Excelleo 2004 (50% Merlot et 50% Syrah) élevé 18 mois en fûts de chêne, au nez puissant, tout en nuances aromatiques où dominent la groseille, la réglisse et les épices, de bouche riche, de garde comme ce Vin de Pays Éole 2003, Merlot majoritaire, élevage en fûts de chêne neufs, de un et de deux vins durant 12 mois, provenant de terres limono-graveleuses de plaine et de boulbènes-calcaires sur coteau, alliant couleur et matière, aux tanins riches et souples à la fois, avec ces senteurs d’épices et de fruits confits, un vin qui commence à très bien se goûter sur un confit, par exemple. Le rosé 2006 (Merlot et Syrah) est particulièrement réussi, d’une jolie bouche florale, idéal sur une cuisine relevée, un vin suave et nerveux à la fois. Remarquable rapport qualité-prix-plaisir, ce qui ne gâte rien.


Domaine SAINT GENIÈS DU MENESTROLVINS DE PAYS Domaine SAINT GENIÈS DU MENESTROL

Domaine SAINT GENIÈS DU MENESTROL

(VINS DE PAYS)
Jean de Thélin
Route de Corneilhan
34500 Béziers
Téléphone :04 67 31 27 19
Télécopie : 04 67 31 77 55
Email : jeandethelin@wanadoo.fr

Propriété de la famille du Comte Jean de Thélin depuis la fin du XVIIIe siècle, ce domaine de 60 ha est classé dans les Coteaux du Libron, une petite zone composée des meilleurs éléments des terrasses sises au nord de la ville de Béziers. Beau Vin de Pays cuvée Syrah 2005, de jolie robe pourpre intense, puissant en bouche, aux tanins fermes et bien équilibrés, aux notes de fruits rouges mûrs caractéristiques (griotte), un vin bien élevé. Le rosé (saignée des Syrah et Grenache) est tout en arômes, un vin frais, équilibré, qui sent la groseille et les agrumes.


Domaine de SAINTE-MARTHE

Domaine de SAINTE-MARTHE

(VINS DE PAYS)


34320 Roujan
Téléphone :04 67 93 10 10
Télécopie : 04 67 93 10 05
Email : domainesbonfils@wanadoo.fr

Toujours très bien classé avec ce Vin de Pays de Cassan Domaine de Sainte-Marthe Syrah 2006, très bien élevé en fûts de chêne, bien coloré, bien corsé, tout en nuances aromatiques où dominent la réglisse et les épices, un vin aux tanins présents et soyeux à la fois, de bouche puissante mais fondue. Le 2005 commence à se fondre, aux tanins amples, structuré et parfumé, aux notes de mûre et d’épices, un vin très harmonieux, avec une charpente à la fois puissante et soyeuse. Voir le Château de Vaugelas.

Domaine de la VOIE BLANCHE

Domaine de la VOIE BLANCHE

(VINS DE PAYS)
Famille Dalbavie

24220 SAINT-CYPRIEN
Téléphone :05 53 29 57 34 et 06 79 45 82 48
Email : contact@domaine-voie-blanche.com
Ou : www.domaine-voie-blanche.com

Plantation en 2006 de 2 ha de Merlot, de Cabernet franc et du vieux cépage Mansois. Le domaine de la Voie Blanche possède également des vignes constituées de vieux ceps de Merlot de plus de 60 ans, les Deux Collines et Barbeyrolle situés sur l’argilo-calcaire des coteaux de Montravel. Les vignes de 4,50 ha sont travaillées de façon traditionnelle. Bien apprécié Les 2 Collines 2006, un vin du Périgord élevé en fûts de chêne, de belle couleur, ample et parfumé, corsé, aux tanins enrobés, un vin harmonieux, très équilibré, complet, dominé par le cassis et les sous-bois, de robe grenat profond, où l’on retrouve au nez les fruits et l’humus, de bouche puissante.

samedi 23 août 2008

Château Sénailhac

Dégusté sur place, ce superbe Bordeaux Supérieur 2005, corsé, qui sent la fraise et l’humus, velouté, parfumé, de belle matière, de robe noire profonde, un vin ample, aux tanins présents, avec une belle structure. Beau 2004, médaille de Bronze à Paris, coloré, très classique, ferme, très bien équilibré, un vin tout en bouche, tout en nuances aromatiques, au nez dominé par le cuir et les framboises, un vin tout en élégance, d’excellente garde. Le 2003, médaille d’Argent à Bruxelles, est de belle robe grenat intense, concentré, gras et parfumé, aux connotations de petits fruits mûrs (cassis, mûre) et d’humus, corsé, aux tanins soyeux et riches à la fois, un vin de très bonne évolution. Excellent 2002, médaille de Bronze à Mâcon, riche et généreux, avec des nuances de fruits rouges mûrs (cerise, fraise des bois), légèrement épicé en bouche, de charpente solide et fine à la fois, de bonne garde. La cuvée Marguerite de Sénailhac 2004 (du nom de la petite-fille de Jacques de Sénailhac), provenant des meilleurs terroirs de la propriété, est remarquable, un vin dense, parfumé, bien classique, corsé, au nez intense de petits fruits rouges cuits, avec des tanins riches et veloutés à la fois, tout en charpente. Le 2003, avec ces arômes d’épices et de griotte, est charnu, coloré, savoureux en bouche, bien concentré. Beau 2002, ample, aux tanins fins avec des connotations de sous-bois et de mûre, fondu en bouche. Très beau rapport qualité-prix-typicité. Voir le Classement 2008

Millesimes

jeudi 15 mai 2008

Dans VinoVox, chaque semaine, les vrais vins de terroir et des recettes superbes et faciles

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Tarte aux poivrons grillés à l'origan.

Les tartes aux poivrons, les cocas aux poivrons ou les empanadillas , je les aime toutes, une entrée simple et si goûteuse ! Cette fois-ci pour varier encore , j'ai fait une pâte sablée, trés sablée parfumée à l'origan. Si bonne que je l'ai refaite quelques jours aprés :-) La recette :- 125 grs de beurre mou- 40 grs de lait - 240 grs de farine- 1 cc rase de sel- 1 cc d'origan séché- 2 poivrons rouges, 1 vert.- 1 gousse ...

Beaumes-de-Venise Domaine Beauvalcinte

Domaine de 8 ha. Vous apprécierez leur CDR-Beaumes-de-Venise rouge cuvée les Trois Amours 2004, coloré et complexe, avec des tanins fins mais bien présents, dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, un vin ferme et persistant en bouche. La cuvée Mon Trésor 2005 CDR blanc est tout en suavité (pur Viognier, élevage sur lies fines durant 3 mois), un vin parfumé, fin et riche à la fois, avec ces notes subtiles de ...

Domaine du Parandou

Exploitation de 30 ha (3e génération). Très réussi, ce CDR-Sablet rouge 2005 (Grenache, Syrah et Cinsault, vignes de 25 ans en moyenne sur sol argilo-calcaire en terrasses, élevage en cuve béton) est un vin au nez dominé par les petits fruits rouges à noyau et des notes de fumé, bien charnu, riche en bouche, de couleur pourpre. Goûtez le CDR-Village Sablet blanc 2006, aux nuances de fruits secs, alliant rondeur et persistance ...

Soupe glacée de melon au crabe - Pain perdu avec ricotta aux framboises

Je vais enfin pouvoir souffler un peu. Mes mains sont remplies d’ampoules mais je suis satisfaite de mon travail. Mes bacs à fleurs sont installés et non sans peine. Que de monde chez mon pépiniériste préféré !J’ai bien failli en venir aux mains pour repartir avec mes géraniums. Les mauvaises herbes sont éradiquées jusqu’à la fin de la semaine, mon purin d’ortie prêt à intervenir contre les invasions de pucerons, mes petites ...

3 petites verrines sucrées , y'en aura pour tous les goûts !!!!

3 verrines dont les recettes ont été piquées à droite et à gauche : léger , rapide et en individuel ça fait toujours un bel effet .Il y avait dans l'ordre : - les crèmes de nougat sur panna cotta de fruits rouges de chez Au beurre fondu- le tiramisu revisité par Celiael : mousse de marrons sur lit de gaufres belges à la banane , surprenant et divin- la panna cotta de chez Amuses bouche : cardamone , clémentine .Je vous laisse cliquer ...

Vins et Saveurs dans VINOVOX

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samedi 26 avril 2008

Top Puligny-Montrachet

Louis CARILLON et Fils Jacques Carillon 21190 Puligny-Montrachet Tél. 03 80 21 30 34 et 03 80 21 30 75 Fax. 03 80 21 90 02 e-mail : louiscarillonetfils@free.fr www.louis-carillon.com Exceptionnel Bienvenues-Bâtard-Montrachet 2005, un grand vin racé où s’entremêlent les fruits frais et la vanille, de bouche puissante où dominent les fleurs (aubépine, genêt) et le pain brioché, alliant structure et distinction, tout en harmonie, de bouche persistante. Le Puligny-Montrachet Premier Cru Les Champs-Canet 2005 allie à la fois finesse et ampleur, un vin d’une belle couleur jaune clair, brillant et limpide, avec ces notes de pêche, de noix et d’abricot, de bouche harmonieuse. Excellent Puligny-Montrachet 2005, typé comme ce Saint Aubin Premier Cru Les Pitangerets 2005, de bouche pleine et parfumée, très bien vinifié. Domaine Marc JOMAIN Catherine, Philippe et Christophe Jomain 11, rue du Monument 21190 Puligny-Montrachet Tél. 03 80 21 93 46 Fax. 03 80 21 94 45 e-mail : info@domaine-jomain.com www.domaine-jomain.com Toujours au sommet. Domaine de 9 ha exploité par les frères et sœur Philippe, Christophe et Catherine Jomain. Pratique de la lutte raisonnée, vendanges manuelles, vins élevés en fûts de chêne et vinifiés de manière traditionnelle... Leur Puligny-Montrachet Premier Cru Les Combettes 2005, racé et suave, est très classique, de robe intense, riche au nez comme en bouche, tout en nuances aromatiques (tilleul, noisette), d’excellente évolution. Beau Puligny-Montrachet Premier Cru Les Pucelles 2005, d’une belle harmonie, ample, aux nuances subtiles de pomme et de fruits secs, suave, riche en bouche (agrumes, aubépine, amande…), un vin d’une grande maturité. Le Puligny-Montrachet Premier Cru Les Referts 2005 est dans la lignée, riche au nez, avec des notes de rose et d’aubépine, intense, à la fois charpenté et distingué, d’une belle onctuosité et d’une finale intense. Goûtez aussi le Saint-Aubin Premier Cru blanc Les Frionnes 2004, de belle couleur jaune ambré, aux nuances de noisette, d’une jolie finesse, alliant rondeur et vivacité, tout en bouche comme l’Auxey-Duresses rouge, aux notes de cerise confite et de sous-bois, de très bonne garde.

dimanche 2 mars 2008

Vins de Savoie : les incontournables de l'année

Maison ANGELOT 01300 Marignieu Tél. 04 79 42 18 84 Fax. 04 79 42 13 61 e-mail : maison.angelot@proveis.com www.maison-angelot.com Domaine familial de 23 ha. Excellent Bugey Reflet de Terroir 2006, assemblage du Gamay et d’un soupçon de Mondeuse, charnu et parfumé (fruits rouges surmûris, cuir, épices), de belle robe, à déguster sur un rôti de porc, par exemple. Le Bugey Pinot noir rouge 2005, où dominent des notes de cassis et de griotte, est riche et long en bouche, de bonne évolution. Excellente Roussette de Bugey blanc 2005, au nez de tilleul, bien fruitée, de jolie bouche, souple et ferme à la fois, tout en rondeur. Goûtez le Bugey Extra brut, méthode traditionnelle, de bouche distinguée où dominent les fruits secs, de robe dorée, savoureux, tout en subtilité aromatique, d’une belle longueur, tout en fraîcheur, parfait à l’apéritif comme sur un saumon grillé. Goûtez aussi le Marc et la Fine du Bugey.

Alain BOSSON Domaine du Véronnet 73310 Serrières-en-Chautagne Tél. et Fax. 04 79 63 73 11 e-mail : alain.bosson@wanadoo.fr www.veronnet.com Un vignoble de 8 ha (3e génération) situé sur des coteaux à fortes pentes exposés sud-ouest, avec des sols pauvres et peu profonds constitués de sable de molasse. Excellente Roussette de Savoie (Altesse), un beau vin très parfumé (fruits secs, fruits blancs), très harmonieux, ample, très distingué, une nouvelle fois très élégant. Le Chautagne rouge Mondeuse 2006, au nez où dominent le pruneau et la framboise, est un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, suave, avec des tanins veloutés, tout en bouche. Le Chautagne blanc 2006, bien typé Jacquère, est tout en nuances et fraîcheur, de belle robe, au nez de petits fruits et de fumé.

Denis FORTIN 152, Chemin de la Mairie 73190 Saint-Baldoph Tél. 04 79 28 25 58 Fax. 04 79 28 21 63 Domaine de 6 ha qui s’étend principalement sur les bas coteaux du Granier. Culture raisonnée. On y élève ce savoureux Apremont Prestige 2006, issu de vieilles vignes puis fort bien élevé sur lies fines, légèrement perlant comme il se doit, avec ces nuances subtiles et bien caractéristiques où l’on retrouve la noisette et de petites fleurs fraîches, de belle robe, un vin léger, plaisant, vif mais ferme et suave en bouche, très persistant, tout en harmonie, d’une jolie finesse, parfait à l’apéritif, comme sur une raclette ou une fondue savoyarde. 

Château de LUCEY Michaël Grosjean 73170 Lucey Tél. et Fax. 04 79 44 01 00 Remarquable Roussette-de-Savoie Altesse, un vin très bien vinifié et élevé en fûts de chêne, de robe d’un bel aspect jaune et or, typé, au nez minéral et subtil, un joli vin par sa fraîcheur en bouche et sa persistance aromatique, tout en finesse, parfait sur les poissons de lac. Jolie Mondeuse 2004, Médaille d’Or à Mâcon de bouche ronde et persistante, de jolie robe, tout en arômes (cerise, violette), à la fois fruité, souple et riche, à ouvrir sur un jambon de montagne comme avec un lapin à la broche. Le Pinot élevé et vinifié en Fût de chêne est bien corsé, de bonne bouche avec ces notes très caractéristiques et persistantes de fumé et de fruits rouges (griotte, mûre), aux tanins harmonieux. Très beau rapport qualité-prix-plaisir.

Jean PERRIER et Fils Gilbert Perrier BP 3 73800 Saint-André-Les-Marches Tél. 04 79 28 11 45 Fax. 04 79 28 09 91 e-mail : vperrier@vins-perrier.com www.vins-perrier.com Au sommet. Belle maison dirigée par le chaleureux Gilbert Perrier, chevalier de l’ordre du Mérite agricole. Superbe Chignin-Bergeron Fleur de Roussane 2006, de belle robe, au parfum d’amande fraîche et d’agrumes mûrs, très frais, intense et ample, au nez complexe, ferme et suave en bouche, très persistant. L’Apremont cuvée Gastronomie 2006, alliant rondeur et fraîcheur, au nez envoûtant, est un vin riche au nez comme en bouche. La Roussette de Savoie Château de Monterminod 2005, d’une grande typicité grâce à son terroir et son cépage Altesse, est d’une belle harmonie, tout en finesse, ample, aux nuances subtiles de pomme et de fruits secs. Belle Mondeuse d’Arbin Graine de Terroir 2005, un vin élevé en fûts de chêne, au nez de cerise confite, riche en bouche, aux tanins bien souples et savoureux, toujours très abordable. Le Gamay Chautagne cuvée Réserve 2006 est très agréable, friand comme il se doit. La Roussette-de-Savoie Cru Monthoux cuvée Prestige 2006, médaille d’Argent au Concours des Grands Vins de France Mâcon 2007, est de belle robe brillante et limpide, de bouche savoureuse et intense, au nez délicat de noisette et de fruits frais. Goûtez la Méthode Traditionnelle Brut, bien équilibrée, de mousse fine et persistante, d’une belle harmonie au nez comme en bouche, aux arômes de fleurs blanches, alliant saveur et distinction. Très nombreuses récompenses obtenues et largement méritées.

Millesimes

dimanche 17 février 2008

Les vins autrichiens

De Vienne au plus petit des bourgs, la coutume se perpétue, de taverne en taverne : celle du vigneron qui, voulant vendre son vin nouveau, accroche des branches devant sa maison. Un folklore comme un autre, sympathique et chaleureux, même si ce n’est pas à cette occasion que vous goûterez les meilleurs vins du pays…

La Basse-Autriche

C’est la plus grande province de production de vins secs, délimitée en cinq régions vinicoles (Donauland-Carnuntum, Kamptal-Donauland, Thermen, Wachau et Weinviertel).

Belle et paisible, la région de Wachau s’étend entre Melk et Krems. Ici, c’est le royaume des vignes en terrasses et du fameux Grüner Veltliner, un vin bien sec, épicé et souple, fortement apprécié par les Autrichiens, auquel s’associe de bons vins de Riesling, tout en fruits. A Stein, il faut vous procurer un grand Riesling, fier et nerveux, très aromatique. Non loin, à Joching, on trouve de très bonnes bouteilles, notamment en Auslesen.

De l’autre côté de Krems, vers le nord-est, s’étend la région de Kamptal-Donauland, où c’est surtout le Riesling qui s’exprime le mieux, et donne un vin typé, à la fois sec et rond, parfois remarquable comme ceux provenant du village de Strass, que je considère comme mes meilleurs souvenirs de crus autrichiens.

Plus au sud, jusqu’à la ville de Saint-Pölten, c’est la région du Donauland-Carnuntum, où des communes viticoles comme Kirchberg, Kahlenberg ou Klosterneuberg peuvent produire quelques vins très agréables, même rouges, pourtant moins réussis généralement que ceux des deux premières régions citées.

Le Weinviertel s’étend au nord du Danube et de Vienne. C’est une grande région par son étendue, qui produit en réalité un bon nombre de blancs qui se sont nettement améliorés ces dernières années, des vins fruités, légers et agréables, bien représentatifs de la bonne moyenne du pays. A mon avis, six villages se démarquent qualitativement des autres : au nord, Retz, Haugsdorf, Falkenstein et Ziersdorf; plus au sud, Hollabrunn et Wolkersdoef. Pour l’anecdote, quelques rouges plaisants à Matzen et à Retz.

Enfin, au sud-ouest de Vienne, sur les coteaux de la forêt, la région de Thermen, plus chaude, est certainement un bon endroit pour vous faire les papilles sur un Auslesen autrichien, issu de raisins vendangés tardivement. La commune de Gumpoldskirchen, avec celles de Baden et Bad Vöslau sont en tout cas les figures de proue de cette entité.

Vienne

Je ne vais pas vous vanter la beauté de la ville. C’est surtout sur ses collines boisées que s’étendent les vignobles, au milieu de petits villages viticoles, devenus faubourgs de la ville (cela me rappelle Pessac, dans la région bordelaise), dont les plus renommés sont incontestablement Grinzling et Nussdorf.

L’occasion rêvée (?) de vous rafraîchir d’un “bon petit blanc” dans une taverne, en sortant de l’opéra, ou de déguster, plus intéressant, un Riesling ou un Müller-Thurgau.

Le Burgenland

La région est répartie en quatre zones : Neusiedlersee, Neusiedlersee-Hügelland, MittelBurgenland et SüdBurgenland, les deux premières étant de loin les plus intéressantes, tant la partie méridionale, où l’on élève surtout des rouges, ne me laisse aucun souvenir digne de ce nom.

Une star mondiale : le Muskat-Ottonel, et des vins puissants, épicés, secs mais surtout liquoreux, issus des cépages Welschriesling, Grüner Veltliner, Riesling et Müller-Thurgau pour les blancs, Gamay et Pinot pour les rouges, plus communs.

Le secteur du Neusiedler s’étend près du grand lac. Protégés des vents froids du nord par les Carpathes et de ceux de l’est par les montagnes de Styrie, bénéficiant de la proximité du lac qui reflète la chaleur du soleil, les vignes à blancs se plaisent à merveille dans la région. Ajoutez à ces conditions climatiques exceptionnelles l’influence des brumes (toujours le lac), et vous comprendrez mieux pourquoi je parlais de star auparavant. Ici, on élève des raisins surmaturés, atteints tout naturellement de la fameuse pourriture noble que vous connaissez à Sauternes. Et, si tous les cépages font des vins liquoreux exceptionnels, c’est surtout avec le Muskat-Ottonel qu’à mon sens on atteint les sommets. Un vin où la race s’associe à la typicité, l’originalité à la saveur, la liqueur à la persistance aromatique. Du très grand art que je vous conseille de vous procurer impérativement.

Sur la rive opposée, une halte à Apelton, près de la frontière hongroise, dans la région de sols sablonneux du Seewinkel, pour goûter des vins blancs plus frais, plus légers, mais de bonne garde également.

La Styrie

Cette grande province (Steiermark en allemand) s’étend, au sud-est de l’Autriche, le long de la frontière yougoslave, à l’ouest du SüdBurgenland. Une région riche et fertile, dont la capitale, Graz, est la seconde ville du pays (le fameux “loden” bcbg vient de là). Trois régions : la Styrie occidentale (Weststeiermark ), la Styrie orientale (Süd-Oststeiermark), et la Styrie méridionale (Süd-Steiermark), où sont cultivés principalement les cépages Welschriesling, Blauer Wildbacher, Gewurztraminer, Müller-Thurgau, Pinot gris ou Rülander, Traminer, et Riesling.

J’ai goûté de bons vins blancs issus du Gewurztraminer, provenant de la Styrie orientale, et un très bon Riesling venant de la région plus méridionale. Quelques rouges (très) légers, presque “gris”, assez neutres, mais pas désagréables.

samedi 16 février 2008

Les principaux cépages mondiaux

Associé à un terroir et un microclimat, c'est le raisin ou cépage qui va donner toute sa personnalité à un vin, blanc, rouge, rosé, mousseux ou viné.

Dans la plupart des pays qui nous intéressent, deux grandes familles de raisins existent, le Vitis vinifera et le Vitis labrusca (voir ces mots). En réalité, qu'ils soient nobles ou hybrides, améliorateurs ou grossiers, chaque cépage a sa raison d'être. Certains se plaisent dans les terres pauvres (mica, schiste) et les climats chauds (Syrah, Mourvèdre, Grenache, Cinsault, Zinfandel, Nebbiolo...), d'autres sont capables de s'adapter à des sols et des climats très différents comme le Chardonnay, le Cabernet-Sauvignon, le Riesling, le Merlot ou le Pinot Noir, préférant quand même pour s'exprimer comme ils le méritent des sous-sols complexes où la crasse de fer côtoie le calcaire, la silice ou les graves.

Les “vieux” pays producteurs de vins, notamment ceux de l'Europe, ont eu beaucoup plus l'expérience pour adapter les cépages qui leur conviennent le plus, région par région. Ce n'est pas un hasard si le Pinot noir est le maître incontesté de la Bourgogne, le Mourvèdre à Bandol, le Nebbiolo le roi du Barolo italien, ou le Rheinriesling, le seigneur du Rheingau allemand. Chacun a sa raison d'être, une logique, et correspond parfaitement à sa région. C'est d'autant plus incontestable quand on connaît l'histoire des vignobles, l'influence de l'Eglise et les habitudes gastronomiques.

Les autres pays comme la Californie ou l'Australie ont paré au plus pressé : planter les meilleurs cépages des autres vignobles pour pouvoir être concurrentiels. Si cela fonctionne bien dans la plupart des cas, on se rend parfois compte que ce sont souvent des cépages autres qui donnent à leurs vins leur authenticité.

On le voit, planter du raisin ne doit rien au hasard, et invite à l'humilité en la matière, tant la Nature est omniprésente.

LES PRINCIPAUX CÉPAGES BLANCS

ALBALONGA Croisement Rieslaner et Sylvaner en Allemagne.

ALIGOTÉ Il donne un vin franc, sec et fruité, en Bourgogne et en Bulgarie.

ALTESSE Frais et fin, très parfumé, c’est le cépage traditionnel de Savoie.

ALVARINHO Cépage du Vinho verde (voir Portugal).

ARINTO Bon cépage portugais.

ASSYRTIKO Cépage grec traditionnel.

BARCELOS Cépage du Dao.

BICAL Raisin blanc de Bairrada frais et fruité (voir Espagne).

BOUVIER Cépage autrichien, qui donne des vins assez neutres.

BUAL Le plus typé et le plus riche cépage de Madère (voir ce mot).

CHARDONNAY Le roi bourguignon (et champenois), abusivement planté un peu partout. Très grand cépage, parfaitement adapté aux sols et climats de la Bourgogne, qui, produit incontestablement les plus grands vins blancs secs du monde. Planté dans un bon nombre de pays où il réussit bien comme en Australie, en Afrique du Sud, en Californie, à Chypre, au Canada, au Liban ou en Nouvelle-Zélande.

CHASSELAS Cépage de Pouilly-sur-Loire, du Valais (voir Suisse), du Canada, et de l'Australie.

CLAIRETTE Raisin riche en sucre, connu sutout pour les nombreux vins qu’il produit dans le sud de la France. On en trouve en Nouvelle-Galles du Sud (Australie), en Afrique du Nord et en Afrique du Sud.

COLOMBAR Raisin qui produit un vin maigre et acide, idéal pour la distillation du Cognac et de l’Armagnac. Aussi en Californie et en Afrique du Sud.

CHENIN BLANC Bon cépage, très prisé dans la Loire (Anjou...), bien équilibré en acidité, qui donne des vins francs et demi-secs, et convient aux vins de mousse de la région. Quelques bonnes réussites en Afrique du Sud, dans la Côte Centrale de Californie, au Mexique, et dans la Vallée de Sonoma.

ELBLING Cépage allemand utilisé surtout pour les vins mousseux (voir Sekt). Egalement en Autriche, et en Californie.

FABER Croisement Weissburgunder et Müller-Thurgau cultivé en Allemagne.

FREISAMER Un croisement Sylvaner et Pinot gris, donnant un vin classique, assez neutre (voir Allemagne).

GARGANEGA BIANCO Cépage italien qui sert dans la production du Soave (voir Italie).

GEWURZTRAMINER Excellent raisin, très typé, très aromatique, qui donne des vins épicés, très caractéristiques (voir Alsace et Allemagne, et chapitre L'accord idéal des vins et des mets). On en trouve de très bons en Afrique du Sud, en Roumanie, en Hongrie et en Australie, et de plus courants au Canada ou en Grande-Bretagne.

GLORIA Un croisement Sylvaner et Müller-Thurgau, qui donne des vins frais et légers, manquant parfois d’acidité. On le trouve surtout en Allemagne.

GOUVEIO Variété de Porto blanc.

GRENACHE BLANC Bon cépage qui donne un vin ample et peu acide. France et Espagne, principalement.

GRUNER VELTLINER Bon cépage autrichien, où il donne des vins à la saveur fraîche et fruitée. Egalement en Hongrie.

GUTENBORNER Un croisement Müller-Thurgau et Chasselas (Allemagne).

HARSLEVELÜ L'un des principaux cépages du Tokay hongrois.

HUXELREBE Planté en Grande-Bretagne et en Allemagne. Vins modestes. JACQUÈRE Cépage de Savoie.

LAIREN Le principal raisin blanc de Valdepenas (voir Espagne).

MACABEO Cépage espagnol (Catalogne) utilisé pour les vins mousseux. On le trouve également dans les vins blancs de La Rioja.

MALVOISIE Originaire de Grèce, il apporte structure aromatique et densité aux vins blancs. Il est important dans le Porto, dans La Rioja, en Navarre ou en Catalogne (voir ces pays). Aussi exploité en Californie et à Chypre.

MANSENG Le Gros Manseng et le Petit Manseng, cultivés dans le sud-ouest de la France, donnent le légendaire Jurançon moelleux.

MARIA GOMES Le principal raisin blanc de Bairrada.

MARSANNE Excellent cépage s’il est cultivé comme il le mérite, qui donne des vins riches, pleins et gras; l’un des deux cépages qui servent à produire les rares vins blancs de Châteauneuf-du-Pape et d’Hermitage.

MAUZAC Bon raisin, très typé, avec une bonne acidité naturelle (Gaillac). Il convient d’ailleurs très bien aux vins “perlants”.

MELON DE BOURGOGNE Cépage du Muscadet.

MORIO-MUSKAT Croisement Sylvaner et Pinot blanc (Allemagne).

MOSCATEL Raisin à vin doux, qui donne un vin riche en arômes comme en alcool, au goût très typique.

MÜLLER-THURGAU Cépage créé à Geisenheim en 1882 par le Pr Hermann Müller, qui lui a donné son nom. Très typé, floral et frais, on le trouve très souvent en Allemagne, et, en moindre quantité, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

MUSCAT A PETITS GRAINS Cépage classique de l’Alsace et des vins de Muscat de Beaumes-de-Venise. Egalement au Liban.

MUSCAT OTTONEL Excellent raisin qui donne des vins superbes en Bulgarie et en Hongrie.

MUSCADELLE Cépage que l’on trouve encore en petite proportion dans les vignobles du sud-ouest de la France (Gaillac, Montravel, Bergerac, Bordeaux). Il peut pourtant apporter un “plus” certain aux cépages Sauvignon et Sémillon. Les autres pays où il s'adapte le mieux sont l'Australie et l'Afrique du Sud.

OPTIMA Un croisement Sylvaner, Riesling et Müller-Thurgau (Allemagne).

PALOMINO Le cépage classique du Xérès (voir Espagne). Egalement en Californie et en Australie, où les résultats sont encore bien moyens.

PARELLADA Raisin de Catalogne (voir Espagne).

PEDRO XIMENES Cépage traditionnel espagnol, pour le Xérès, que l'on retrouve au Maroc. On en cultive dans les pays qui font ce genre de vins comme en Californie, en Australie, en Argentine et en Afrique du Sud.

PERLE Un bon croisement Gewurztraminer et Müller-Thurgau cultivé en Allemagne.

PINOT BLANC Caractéristique de l’Alsace, un raisin qui donne des vins fleuris, frais et bien équilibrés. Quelques bonnes réussites au Chili, en Nouvelle-Zélande, au Canada, et aux États-Unis, et d'autres beaucoup plus relatives en Argentine ou au Chili.

POULSARD Méconnu, un excellent raisin propre au Jura, qui produit l’un des plus grands vins rosés (ou gris) de France, très aromatique, suave et persistant.

RABIGATO Portugal. L'un des cépages du Porto.

REICHENSTEINER Un croisement Müller-Thurgau, Madeleine angevine et Calabreser-Fröhlich (Allemagne).

RHODITIS Raisin grec, surtout employé pour le Retsina (voir Grèce).

RIESLANER Comme son nom l’indique, un croisement Sylvaner et Riesling (voir Allemagne).

RKATSITELI Bon cépage bulgare. Egalement en Californie et en Russie.

ROBOLA Bon cépage grec, riche en arômes.

ROUSSANNE Excellent cépage qui donne les rares vins blancs d’Hermitage et de Châteauneuf-du-Pape. RIESLING Remarquable cépage qui peut atteindre les sommets en Alsace et en Allemagne (Rheinriesling). Très sec, très typé, très floral au nez comme en bouche, il s’adapte également parfaitement aux fameuses “vendanges tardives”, quand il est récolté à surmaturité. On en fait d'excellents en Afrique du Sud, en Californie, en Australie, en Hongrie et en Bulgarie.

SAUVIGNON Le raisin de prédilection des vins de Sancerre et de la Loire (Anjou...), très sec, très fruité, très frais. Il donne des vins plus ronds dans les régions plus “chaudes” comme le Bordelais ou dans les appellations du sud-ouest de la France. Allié au sémillon et vendangé tardivement, il donne les grands vins liquoreux (Sauternes). Très planté, on en trouve en Californie, en Australie, en Afrique du Sud, en Grèce, en Turquie, en Argentine et en Nouvelle-Zélande.

SAVAGNIN Le raisin du vin jaune du Jura, extrêmement typé, qui produit un vin d’une lente évolution.

SAVATIANO Raisin grec, qui entre dans l’élaboration du Retsina.

SCHEUREBE Bon croisement Sylvaner et Riesling, parfois assez neutre (voir Allemagne).

SCHONBERGER Un croisement Spätburgunder/Chasselas rosé/Muscat Hamburg cultivé en Allemagne.

SÉMILLON Remarquable cépage de référence des grands liquoreux bordelais (Barsac, Sauternes, Loupiac, Cérons...). Bien cultivé en Australie.

SEPTINER Bon croisement Gewurztraminer et Müller-Thurgau, qui produit un vin suave et parfumé (voir Allemagne).

SERCIAL Raisin traditionnel de Madère.

SYLVANER Cépage alsacien. Egalement en Autriche, au Chili, en Argentine, en Hongrie, en Turquie et en Californie.

UGNI BLANC Un raisin qui donne un vin franc, léger et assez neutre, idéal pour élaborer le Cognac. Egalement en Bulgarie, en Italie, au Brésil, au Chili, en Argentine, à Chypre, et en Australie.

VERDELHO Bon cépage de Madère (voir Portugal).

VERDICCHIO Raisin classique de l’Italie, qui donne un vin frais et léger, dans la région des Marches (voir Italie).

VIOGNIER L’unique cépage des appellations Condrieu et Château-Grillet (voir La Vallée du Rhône).

VIURA Raisin espagnol qui produit des vins frais et fruités, à boire jeunes.

WURZER Croisement du Gewurztraminer et du Müller-Thurgau, exploité en Allemagne.

XARELLO Cépage utilisé dans l’élaboration des vins mousseux de Cava (voir Espagne).

LES PRINCIPAUX CÉPAGES NOIRS

AGUA SANTA Cépage espagnol, coloré et riche en alcool.

ALVAREHAO Une variété de Dao aussi cultivée pour le Porto.

AZAL Cépage typique du Vinho Verde (voir Portugal).

BAGA Bon raisin portugais, corsé et aromatique, qui peut donner d’excellents vins de garde.

BARBERA Bon cépage italien, qui donne des vins classiques de la Péninsule, souples et fruités.

BASTARDO Raisin traditionnel du Porto et du Dao.

BLAUFRANKISCH Raisin assez neutre que l’on trouve en Autriche.

BORRACAL Cépage classique du Vinho Verde.

CABERNET FRANC Excellent cépage bordelais (surtout dans le Libournais), qui donne des vins très aromatiques. Regrettable qu’il soit systématiquement remplacé par le Cabernet-Sauvignon, notamment dans les autres régions bordelaises. Egalement en Bulgarie, à Chypre, en Californie et en Australie.

CABERNET-SAUVIGNON Ce cépage, la grande référence bordelaise, est souvent abusivement employé à tort et à travers dans le monde entier, faute d'originalité ou de qualité des terroirs. Assez résistant, il donne des vins tanniques, très structurés, riches, austères dans leur jeunesse, mais garants d’un potentiel d’évolution exceptionnel. De bons vins issus de ce cépage en Afrique du Sud, en Californie (pas tant que cela), au Chili (un bon nombre) et en Bulgarie.

CAMINA Bon croisement Portugieser et Pinot noir (voir Allemagne).

CANAIOLO NERO L’un des cépages du fameux Chianti (voir Italie).

CARIGNAN Raisin qui ne possède pas réellement ses lettres de noblesse dans le Languedoc, donnant un vin alcoolisé, manquant d’arômes. On le trouve également en Espagne, en Afrique du Nord, en Afrique du Sud et en Californie.

CASTELAO Raisin de Bairrada (voir ce mot).

CINSAULT Bon raisin de la vallée du Rhône et de Provence, qui donne des vins fins, de belle robe, très aromatiques. Il s’associe parfaitement au Grenache et au Mourvèdre. Se plaît bien en Afrique du Nord comme en Afrique du Sud.

CORVINA Raisin italien, qui donne des vins puissants, intenses en couleur comme en structure.

DECKROT Un croisement Portugieser et Teinturier Färbertraube, cultivé en Allemagne.

GAMAY Le raisin qui donne toute sa mesure quand il est vinifié en macération carbonique (Beaujolais). De bons résultats en Bulgarie.

GARNACHA TINTA Cépage espagnol caractéristique, riche et alcoolisé.

GRACIANO Un autre bon cépage espagnol, qui donne des vins colorés et parfumés, bien tanniques.

GRENACHE Le raisin de prédilection des crus de La Rioja et des grands vins de Bandol, des crus de la vallée du Rhône, de l'Afrique du Nord et du Chili. Il apporte structure, puissance et concentration aromatique. Moins réussi en Californie ou en Argentine.

LAMBRUSCO Raisin typiquement italien, qui donne son nom au vin d’Émilie-Romagne.

MALBEC Dénommé aussi Cot ou Auxerrois, c’est le raisin classique des vins rustiques (dans le bon sens) du sud-ouest de la France, notamment à Cahors ou dans les Premières-Côtes-de-Bordeaux. Il donne des vins riches, colorés et tanniques, d’évolution relativement lente. De très bonnes réussites en Afrique du Sud comme en Australie.

MAZUELO Cépage espagnol, qui donne des vins puissants, bien équilibrés en tanins.

MERLOT Fragile, c’est la référence incontestable de la région libournaise (Pomerol...), où il atteint les sommets. Il produit un vin coloré, très aromatique, savoureux, intense au nez comme en bouche, de belle évolution. Egalement en Californie, en Afrique du Sud, en Australie et en Roumanie.

MONASTRELL Cépage espagnol que l’on exploite surtout dans les régions du Penadés et de Valdepenas.

MONDEUSE Le raisin classique savoyard, fin et fruité, léger, qui donne un vin très aromatique. On le trouve en Suisse.

MOURISCO SEMENTE Raisin surtout cultivé à Porto.

MOURVÈDRE Excellent cépage des grands vins de la vallée du Rhône (Châteauneuf-du-Pape, Gigondas...) et de Bandol. Riche, puissant, très parfumé, il s’associe parfaitement au Cinsault et au Grenache. On le trouve également en Espagne.

NEBBIOLO Son nom provient du mot “nebbia”, qui désigne le brouillard d’automne italien. C’est le très grand raisin de la région piémontaise (le Barolo...), et d’une bonne partie des plus grands vins italiens, dont le Barbaresco. Très parfumé, suave, intense, il produit des vins de belle garde.

PALOMINO Le cépage de référence du Xérès (voir Espagne). Réussit bien à Chypre.

PETIT VERDOT Cépage du bordelais, qui réussit assez bien en Afrique du Sud, et au Chili.

PINOT MEUNIER Assez neutre, on le trouve surtout en Champagne. PINOT NOIR Le roi bourguignon (et champenois). Richesse aromatique, intensité et suavité en bouche. Des vins de très belle évolution. Difficile d’en attendre autant quand on essaie de le planter ailleurs (confer Introduction), même si les réussites (rares) sont bien réelles en Afrique du Sud, et , dans une moindre mesure, en Californie.

PRIMITIVO Bon cépage italien, qui donne des vins colorés et puissants.

RAMISCO Le cépage de Colares (près de Lisbonne), qui donne des vins riches en tannins, austères, très lents à se faire (voir Portugal).

RONDINELLA Cépage italien (Valpolicella).

SANGIOVESE Principal cépage du Chianti. Il donne des vins souples et parfumés, de bonne évolution.

SOUZAO Très bon cépage de Porto, qui donne des vins riches en couleur comme en arômes.

SYRAH Originaire de Perse (Chiraz), c’est le raisin de référence des grands crus de la vallée du Rhône, notamment des Côte-Rôtie et Hermitage. Il donne des vins intenses, tanniques, concentrés, riches, très parfumés, d’excellente évolution. De belles réussites en Algérie, en Afrique du Sud, en Californie et en Australie.

TANNAT Originaire du Pays basque, il donne des vins tanniques et typés, de lente évolution (Madiran...).

TEMPRANILLO Bon raisin du Rioja, qui donne des vins intenses, riches et fins à la fois, de couleur soutenue (voir Espagne). Important en Argentine.

TINTA AMRARELA Cépage classique du Porto.

TINTA BARROCA Raisin qui produit un vin tannique et intense, surtout cultivé dans le Douro (voir Portugal). Bons résultats en Afrique du Sud.

TINTA CAO L’un des meilleurs cépages du Porto.

TINTO ARAGONES Un des cépages du Vega Sicilia (voir Espagne).

TINTORERA Cépage traditionnel de la région de Valdepenas.

TOURIGA NACIONAL Cépage classique du Porto, aussi utilisé dans le Dao, qui donne des vins puissants, concentrés en arômes comme en structure, de garde.

TROLLINGER Raisin du Wurtemberg (voir Allemagne).

VINHAO Raisin du Vinho Verde, coloré et très alcoolisé.

XYNOMAVREO Cépage grec qui produit le Naoussa.

ZINFANDEL Excellent cépage qui donne des vins savoureux et parfumés en Afrique du Sud et en Californie, certainement parmi les meilleurs vins de ces pays, avec une originalité qui leur est propre. Plus modeste au Canada et au Mexique.

vendredi 15 février 2008

La qualité du millésime 2007 dans le Val de Loire

Brigitte Dussert : dans le Val de Loire, les blancs et rosés devraient être particulièrement réussis ?

Patrick Dussert-Gerber : la Loire est une grande région, et les paramètres sont complètement différents à Vouvray ou à Pouilly.

Globalement, pour les rouges de Loire, ceux des régions de Touraine et de l’Anjou-Saumur, le millésime 2007 va être difficile. C’est pourquoi beaucoup de viticulteurs consciencieux ont produit plus de rosé, et ils ont eu parfaitement raison !

Dans cette région aussi, depuis quelques années, on goûtait des vins trop lourds, un Bourgueil ou un Saumur-Champigny doit être frais, vif, franc, un vin gourmand, ce qui ne les empêche pas d’avoir un potentiel de garde. Ils ne doivent pas copier les vins de Bordeaux ou du Languedoc.

On a ouvert des bouteilles de 2005 beaucoup trop concentrées, cela ne correspond pas à l’identité réelle de ces vins, le Cabernet franc apportant toujours, ici, une souplesse qui lui permet d’offrir des vins qui associent gouleyance et matière. C’est ce qui fait leur force : à quoi bon les dénaturer ?

Les blancs de Loire seront en effet très réussis car, même si les raisins ont manqué d’ensoleillement en juillet ou en août, le beau mois de septembre a compensé. La Loire est une région très étendue et il faut faire la distinction entre le Pays nantais et Sancerre, d’autant plus que parler des vins blancs de Loire globalement est naïf, puisque les cépages ne se ressemblent absolument pas. 

Qu’est-ce qui rapproche le Sauvignon du Chenin : rien ! Il s’agit donc d’être précis.

À Sancerre, en 2007, on observe que le Pinot noir a été souvent ramassé assez tôt, avant les blancs, ce qui est rare. Le Sauvignon a certainement souffert dans la région, mais on devrait avoir de très bonnes surprises chez les vignerons qui ont su faire preuve de patience.

Dans ce cas, à Pouilly comme à Sancerre, il y aura de très belles réussites puisque les années où les mois de printemps sont frais sont, en général, favorables aux vins blancs.

Je pense que l’on rencontrera des rouges très flatteurs, d’excellents rosés, et, quand les vins de Sancerre rosés sont réussis, ils sont parmi les meilleurs de France. Ce millésime 2007 est donc une très bonne occasion de relever l’image des rosés de la région. Il y a bien entendu des excès dans la région, en rendements comme en prix, et il faut donc choisir les vignerons simples et fiers qui s’attachent à élever quelques-uns des plus grands vins blancs secs de France.

Brigitte Dussert : vous aimez beaucoup le Chenin, qui s’épanouit en Anjou et Touraine...

Patrick Dussert-Gerber : c’est l’autre grand cépage de la Loire. Le Chenin est l’un des plus grands cépages blancs du monde, un cépage plus mature, plus tardif. En 2007, nous allons avoir des vins moelleux ou liquoreux exceptionnels en Coteaux-du-Layon comme à Vouvray... Ils sont dans la lignée des beaux 2004, 2003 et 2001, et d’un millésime 2005 assez typé, ici, et prometteur.

Quand on débouche un Bonnezeaux ou un Quarts-de-Chaume, on a toujours cet équilibre formidable entre la liqueur et la fraîcheur. Le millésime va dans ce sens, comme, nous le verrons plus loin, à Sauternes. Pour les amateurs, le 2007 doit être particulièrement favorable également aux rosés demi-secs.

Ici, la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable et tout concourt au plaisir du vin. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Saumur. Les liquoreux sont exceptionnels, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre…) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 98 ou 95).

Le millésime 2002 est très réussi en blancs, très difficile en rouges, et les 2004, 2003 et 2001 sont savoureux.

mardi 1 janvier 2008

Passion à Gigondas

On laisse la parole à Émile-Bernard Souchière (Cave de Gigondas), pour raconter “ses” vins : “Comme d’autres sont Rouge aux 13 cépages, Gigondas LaCave est celle des 7 terroirs majeurs... peut-être la seule sur l’aire de l’appellation. Les quatre vingts propriétaires récoltants qui constituent l’âme de cette cave savent depuis longtemps que leur Gigondas est symbole. Tous ces Gigondas rouges sont issus, à maturité phénolique, de vendanges obligatoirement manuelles des Grenaches (80%) Syrahs (15%) Mourvèdres (5%), cuvés au moins 21 jours puis élevés soit “sur le fruit”, soit “traditionnellement” en foudres de chêne vieux, soit “sur le bois” en barriques neuves de chêne des Vosges pour la finesse des tanins... ... La Signature : dans la tradition ; c’est la cuvée phare de “Gigondas LaCave” et, ce, depuis vingt ans. La Seigneurie de Fontange : travaillée comme les “Signatures” ; elle diffère par la sélection des raisins issus de vignes de 50 ans et plus. Le Brut du Foudre 56 : un élevage traditionnel puis la sélection du meilleur de nos foudres ; on ne filtre pas juste avant la mise en bouteille. La présentation en “sommelière lourde”, le bouchon “fleur de liège”, la capsule d’étain, la cravate explicative du produit en font un grand classique haut de gamme. Le Primitif : il a “de la gueule”. Tel que le découvrent les professionnels du vin qui goûtent “sur cuves”, ce Gigondas aux sept terroirs, vendangé à la main, de longue cuvaison, rendu limpide par simples soutirages, à l’exclusion de tout autre procédé de clarification est mis en bouteille après, au moins, dix-huit mois d’élevage ‘hors bois”. Une authenticité abrupte vers une “garde longue”. Le Syterres de Bois Neuf : une vinification traditionnelle, un élevage de 12 mois en barriques neuves de chêne des Vosges (brûlage moyen) pour la finesse des arômes. La présentation en sommelière lourde, bouchon fleur de liège, capsule étain rouge foncé, indications réglementaires sur écussons sérigraphie rouge au sud de la bouteille, au nord la contremarque avec ses commentaires, tirée, guindée par sa cravate de liens dorés sertis du sceau de notre sigle.”

lundi 31 décembre 2007

VinoVox, c'est parti !

Le voilà, le résultat de notre force sur Internet. Le 1er vrai magazine du Vin sur le Web, alimenté par des centaines d'articles, de liens, de flux, de reportages, de présence sur le terrain... C'est -une nouvelle fois- du jamais vu, gratuit et unique ! Le mieux, c'est que vous alliez voir : Vinovox

mardi 13 novembre 2007

Gare à vos achats

Les fidèles de mes sites et Guides savent que je défends toujours le rapport qualité-prix-plaisir allié à une typicité réelle marquée par les terroirs (quand il y en a un...). Je vous renvoie à mon Classement et à une certaine éthique qui m'est chère. Hélas, 3 fois hélas, il y a des surcotations incautionnables dans les prix de certains vins.

Prenons l'appellation Margaux que je connais particulièrement bien (voir : Twenga et le comparatif des prix des châteaux pour le millésime 2003, une page que vous devriez mettre en mémoire), et précisons d'abord 3 points :

- Dans cette appellation (voir aussi), 1 seul vin est mythique, c'est bien sûr le Château Margaux. C'est incontestablement l'un des plus grands vins rouges du monde et la démence du prix peut être admise si l'on s'en réfère au monde du luxe. Passons, donc, même s'il est regrettable d'avoir eu des hausses aussi importantes sur ce vin, et notamment sur le second vin, qui était beaucoup plus accessible autrefois. Ce qui est indécent, ce sont les différences de prix. On se contenterait largement (c'est un hasard mais ce sont les sites de mon ami Jean-François Moueix) des 950 € la bouteille demandés chez ChateauNet (la demi-bouteille est à 742,85 € chez 1855, totalement unjustifié), mais pourquoi mettre 80 € de plus chez Lavinia (1029 €) ou même 1.055 € chez Primeurs Bordeaux.

Avec ces 80 € économisés, autant s'acheter, toujours chez ChateauNet, l'exceptionnel Pavillon Rouge à seulement 70 € (30% de moins que chez Wine and Co ! ).

- Il y a des vins racés et d'un potentiel de vieillissement exceptionnels, que je "suis" depuis 30 ans, très abordables : Rauzan-Segla, Brane-Cantenac, Rauzan-Gassies, Desmirail, La Galiane (un cadeau pour une vingtaine d'euros, comme Charmant à 28,50 €). Ces vins sont souvent "oubliés" par mes confrères (américains ?) au mépris de tout bon sens ou pour d'obscures raisons... (certaines ne sont pas aussi obscures que cela).

L'avantage, c'est qu'ils bénéficient de prix particulièrement attractifs. Une cinquantaine d'euros pour un Brane ou un Rauzan-Segla (49 € chez ChateauNet), c'est justifié (pratiquement le même prix à 41 € chez 1855 pour Issan me laisse sceptique alors qu'on le trouve à 29 € chez ChateauNet...). Le Château Martinens à 16 €, c'est une affaire. Siran est également très abordable. Malescot à une soixantaine d'euros (62,90 €) me semble aussi beaucoup plus cohérent (c'est un très grand vin, remarquablement maîtrisé par Jean-Luc Züger, un vin que je "suis" depuis le début et qui évolue très bien) que Giscours à 53,40 € chez le même fournisseur ou qu'un Labégorce-Zédé à 32,50 € (le double que Martinens, je vous laisse comparer les 2 en débouchant les bouteilles).

- Il y a des prix absoluments déments : 480 € pour Lascombes (presque 10 fois plus que Brane !!!), on croit rêver. Qui a fait ce prix, en fonction de quoi, d'une bonne note chez Parker ? On remarquera que ce vin n'est même pas proposé chez ChateauNet ou même chez ChateauPrimeur, l'autre site du groupe Duclot, qui est la vraie "température" des prix réels des grands crus de Bordeaux...

Un autre exemple, toujours selon les cavistes du Net : c'est un cru éliminé de mon Guide : - Château Kirwan 2003 chez Vins Discount : 89 € la bouteille (vendu par 6). On peut se demander s'ils connaissent vraiment la traduction du mot "discount"... - Château Kirwan 2003 chez 1855 : 53 € la bouteille (et 19,90 € de livraison...) - Château Kirwan 2003 chez Elzevir : 58 € la bouteille (et 21 € de livraison...)

On en rit ou on en pleure ?

Voir, pour les liens directs

jeudi 8 novembre 2007

Champagne : les bons choix et les autres

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs (voir la Sélection de MILLESIMES), les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ai-je besoin de souligner que, autant que je puisse le savoir (certaines marques – caves coopératives ou négociants – cachant bien leur véritable identité), ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne aujourd’hui comme demain de la lessive… À quoi bon les soutenir ? Voici ce qu’il faut retenir :

Les Premiers Grands Vins Classés Il y a 22 maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart sont des maisons familiales (certaines marques ne sont plus que des noms qui changent régulièrement de main), et qu’une seule coopérative y est présente. Les (très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire accentuer, leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de chapeau”. Pas si facile pour Taittinger, Roederer ou Pol-Roger de rester au “top” depuis longtemps (ces grandes maisons sont souvent propriétaires d’importants vignobles et dirigées par des hommes pour lesquels la continuité patrimoniale prime, ceci expliquant cela), d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques réputées, il est de plus en plus difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de “prestige” à 200 ou 300 e, sans parler de certaines marques qui font des cuvées de base chères qui n’ont pas grand intérêt. Celles que nous mettons au sommet sont aussi des maisons qui réussissent remarquablement leurs “simples” cuvées, et ce n’est pas le plus facile.

Aux côtés de maisons incontournables (Charles Heidsieck, Alfred Gratien...), quelques autres atteignent les sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et/ou un rapport qualité-prix indéniable (Thiénot, Ellner, De Sousa, Veuve A. Devaux et Pierre Peters).

Trois autres sont à leurs côtés cette année : Geoffroy, Philipponnat, De Venoge. Ruinart est mis “entre parenthèses”, faute d’échantillons, et je le regrette, mais je me vois mal placer au sommet des cuvées que je n’aurais pu suivre. Chaque marque n’est bien sûr pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester maintenant à sa place. Il est donc impératif de suivre à la lettre la hiérarchie interne de ce Classement 2008, les Premiers des “Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en sachant que le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses, exceptions obligent : Krug, par exemple, atteint les sommets qualitatifs et des prix tout aussi majestueux (130 e environ pour la cuvée Réserve et 500 e pour le Clos du Mesnil) et je le mets pourtant en tête. C’est le meilleur (le rosé est formidable), selon moi, en faisant abstraction du prix, comme Petrus. De Telmont, lui, bénéficie avec la cuvée O.R. 1735 d’un rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel (55 e). Ils sont tous les deux au sommet, et l’un comme l’autre le méritent bien sans être “comparables”. Tout aussi méritante, la savoureuse cuvée des Caudalies de De Sousa (50 e), et l’extraordinaire cuvée des Millénaires de Charles Heidsieck n’est “qu’à” 70 e. Le prix intervient donc logiquement dans cette hiérarchie, et cela explique que des maisons moins connues côtoient des marques plus réputées mais que des marques très réputées sont aussi à des prix très attractifs. C’est le plaisir qui compte, la régularité et... l’accessibilité.  Car les prix, cela compte, avec leurs différences : sur Internet, on trouve (vu en juin), la très belle cuvée D de Devaux à 27,90 e qui est beaucoup plus accessible en effet que l’exquise cuvée Grand Siècle de Laurent-Perrier à 69 e. Ce sont pourtant deux grandes cuvées qui méritent d’être au sommet, procurant chacune un plaisir réel, et il y a donc bien une notion de prix qui doit entrer en compte pour “classer” l’une et l’autre. Faut-il donc payer parfois 2, 5, 10 fois plus cher ? Vous seul pouvez être juge.

Les Deuxièmes Grands Vins Classés C’est vraiment une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une hiérarchie forte se met également en place à l’intérieur de cette catégorie, les Premiers des “Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Deuxièmes”, et ainsi de suite. 

Quand je déguste leurs cuvées, notamment “à l’aveugle”, j’hésite à chaque fois de faire passer un bon nombre de ces propriétaires au sommet (ils ont un *), notamment ceux qui sont dans le peloton de tête de cette hiérarchie, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative exemplaires à des prix remarquables (Paul Bara, J-M. Gobillard, Robert Moncuit, Gonet-Sulcova, Charles Mignon, Bonville, Coulon, Delaunois, De Lozey, Lombard, Prin, Gaston Chiquet, Sanchez Rutat..), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, avec l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage.

À leurs côtés, très proches qualitativement (voire meilleurs selon les cuvées), ceux qui bénéficient également de rapports qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent prétendre aux plus hautes places (Collard-Picard, Pierre Arnould, Hamm, Bonnaire, Mandois, Ralle, Drappier, Gimonnet, Lancelot-Pienne, Pierre Mignon, Leclerc-Briant, Jacques Busin, Legras et Haas, Bourgeois, Laurent-Gabriel, Fleury, Collard-Chardelle, Michel Lenique, Daniel Caillez, Maurice Vesselle, Bardoux, Pierre Gobillard, Waris-Hubert, Prévoteau-Perrier, Charbaut, Jean-Marc Charpentier...).

Quelques coopératives travaillent remarquablement (Vincent d’Astrée, Beaumont des Crayères, Clérambault, Charles Collin, Albert de Milly...) et peuvent être fières de signer de telles cuvées. Elles font frissonner, à juste raison, des marques beaucoup plus connues qui ne sont qu’une façade sur l’étiquette ou des vignerons imbus d’eux-mêmes, multipliant des cuvées sophistiquées navrantes...

À la suite, une bonne centaine de maisons, caves et vignerons, fer de lance de l’exceptionnelle révolution qualitative qu’a connue la Champagne depuis 30 ans, chacun avec sa spécificité, chacun pouvant mériter mieux...

Les Troisièmes Grands Vins Classés La plupart devraient monter dans la catégorie supérieure, et sont en position “d’attente”, car leurs cuvées n’ont pas encore pu être suivies sur plusieurs années. Le rapport qualité-prix est très abordable, avec des bouteilles qui se font parfois un malin plaisir de détrôner des marques plus connues dans les dégustations.

jeudi 18 octobre 2007

20 sur 20 ?

Je me fais plaisir, et j'y aborde pratiquement tous les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d'Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard "Madrange" aux Blacks), ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les voitures à Paris, les vins Californiens, le scandale d'EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence d'Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne...), Ségolène Royal, BHL, Clearstream, la TVA des restaurateurs, les ministres, l'iPhone, Vuitton, les Echecs, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé, Santini, Juppé, Bayrou ou Jospin), Ibiza, de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), de beaux vins..., des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Cervantes, Imagine et My Sweet Lord en live...), les vins de Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Parker, Citadelles du Vin...), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Alamut, Vargas Llosa, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les copeaux de bois, le Champagne, l'astronomie, les grèves, voir et revoir Keyser Soze... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s'informer sur 20 sur 20 ?

mercredi 17 octobre 2007

Gagnez des bouteilles

Voir notre Concours

Les vins blancs doux

S’il est possible de faire des vins doux artificiellement en ajoutant du dioxyde de soufre ou en ôtant les levures de la cuve pour faire cesser les fermentations, il vaut mieux employer un processus plus naturel. Les vins sont alors obtenus en arrêtant la fermentation tandis qu’il reste encore du sucre. Bien entendu, les meilleurs sont les vins issus de raisins atteints par le Botrytis cinerea, qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins. Le raisin doit parvenir à une forte concentration de maturité due à l’action du Botrytis cinerea, dénommé aussi “pourriture noble”. Cette dégradation bénéfique du raisin lui fait perdre son eau, accroît sa teneur en alcool et apporte au vin un surcroît de liqueur.

Voir aussi les autres vins

samedi 13 octobre 2007

Un Guide du vin hebdomadaire

Chaque semaine, suivez la sélection des meilleurs vins.

Voir

Nos vins ont du talent

Pour Patrick Dussert-Gerber, depuis 28 ans, le vin est une entité à part entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, le ciel et la terre, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, la poésie et le savoir, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)… Il faut respecter à la fois une culture et une éthique. Il faut rester humble devant les dégustations, sincère face à ses convictions, défendre tous ceux qui s’attachent à élever un vin digne de ce nom avec passion et convivialité. Dans cette optique, il y a peu de place pour la frime ou l’arrogance. Le vin, c’est donc le reflet d’un état d’esprit, et d’une éthique, technique et morale. Le reste, l’osmose inverse à outrance, les concentrateurs, le surboisage… c’est du dopage, et du blabla.

Brigitte Dussert : vous aimez beaucoup l’Alsace et ses vignerons. Les vins ont-ils évolué ?

Patrick Dussert-Gerber : l’Alsace est une région toujours aussi forte qui ne rencontre pas de difficulté particulière. Il faut quand même dire que, depuis quelques années, on dégustait des vins plus douceatres avec beaucoup moins d’acidité. Deux paramètres pour l’expliquer : soit c’est l’évolution climatique qui donne des vins plus doux et moins acides et là c’est logique dans des millésimes comme 2003 ou 2005, soit c’est une volonté délibérée ou une mode. Si c’est le cas, attention au risque de dépersonnaliser ces crus. Un Riesling ne doit pas être suave mais, au contraire, bien sec, et l’acidité est nécessaire pour l’équilibre et la typicité de ces vins. J’affectionne particulièrement l’Alsace (quelques origines d’Andlau), la bonne humeur des vignerons, le plaisir de pousser la porte d’un winstub, bref, celui de partager l’amour du vin. Je connais parfaitement le vignoble et il y a un bon nombre de producteurs que j’estime et soutiens depuis mon premier Guide, ce qui ne nous rajeunit pas (Gresser, Schléret, Hauller, Berger, Klein, Jung, Schaeffer-Woerly, Haegi, Rolli, Dussourt, Reinhart, Materne Haegelin…) et d’autres, découverts il y a une dizaine d’années comme Odile Weber, Ruhlmann, Beck, Engel, l’exemplaire Cave de Hunawihr…

Lire le point sur les autres régions

Voir le Site

dimanche 23 septembre 2007

Acheter Millésimes en direct

http://www.guidedesvins.com/acheter.php

http://www.millesimes.fr/images/couv.jpg

samedi 22 septembre 2007

Merci Google, merci Dussert-Gerber

Les Champenois que nous sélectionnons peuvent nous remercier. Grâce à notre site Guide Champagne (http://www.guidechampagne.com), on est en pole position chez Google, sur plus de 3,5 millions de sites et liens, et devant le puissant site officiel de la Champagne.

jeudi 13 septembre 2007

Château Eugénie, un Cahors superbe

Une propriété transmise de père en fils depuis 5 siècles. Le vignoble de 25 ha s’étend sur des terrasses, demi-coteaux et coteaux. Remarquable Cahors cuvée Réservée de l’Aïeul 2004 (85 à 90% Auxerrois et 10 à 15% Tannat, des macération longues de 20 à 25 jours en cuverie inox avec contrôle de la température et remontages programmés, puis élevage en fûts de chêne pendant 18 mois, dont 1/3 en fûts neufs, pas de collage), un vin de bouche fondue et bien parfumée, intense, au nez complexe, gras et volumineux en bouche. Beau Cahors Haute Collection 2003, pur Auxerrois, élevé en fûts de chêne neufs durant 18 mois, qui associe concentration aromatique, finesse des tanins et puissance, avec des arômes de fruits mûrs, de bouche harmonieuse. À la suite, ce Cahors cuvée Pierre le Grand 2004, au nez où dominent le pruneau et les sous-bois, un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, suave, avec des tanins veloutés, tout en bouche. Le 2002, de belle robe soutenue, aux notes de sous-bois et de mûre, de bouche ferme et ronde à la fois, se goûte très bien aujourd’hui.

Voir le Classement : http://www.guidedesvins.com/sud-ouest.php

Cahors Cuvée Réservée de l’Aïeul 2004 Cépages 85 à 90% Malbec (Auxerrois-Cot) et 10 à 15% Tannat, macération longue de 20 à 25 jours en cuverie inox avec contrôle de la température, délestage et fermentation malolactique en fûts, élevage en fûts de chêne pendant 18 mois, dont 1/3 en fûts neufs, collage, pas de filtration. Dégustation : robe rouge grenat de belle densité, nez expressif intense aux arômes de fruits rouges macérés. Belle harmonie en bouche,tanins généreux, bel équilibre entre finesse et richesse. Peut s’apprécier au bout de 3 ans, et possède une garde d’environ 12 ans. Cahors Cuvée Pierre Le Grand 2004 Cépages 80 à 85% Malbec (Auxerrois-Cot), 15 à 20% Merlot, sol : 2e et 3e terrasses du Lot, demi-coteaux argilo-siliceux, sur une surface de 9 ha, rendements 50 à 55 hl/ha, vinification traditionnelle, macération 15 à 20 jours en cuverie inox avec contrôle de la température et remontages programmés. Élevage en fûts de 2 à 4 vins pendant 15 mois. Collage ou filtration avant la mise en bouteilles. Dégustation : belle robe rouge rubis, vin élégant aux senteurs de baies noires, avec des nuances finement épicées. Tanins soyeux. Belle personnalité et belle garde (15 ans). Cahors Haute Collection 2003 100% Malbec (Auxerrois-Cot), vendanges et égrappage manuels, macération d’un mois, fermentation malolactique en barriques, élevage en fûts de chêne neufs pendant 18 mois. Dégustation : somptueuse robe rouge grenat foncé à noir. Nez complexe et ample, intense et expressif, dominé par les petits fruits rouges très mûrs, la cannelle et le poivre, avec un fond d’humus. Très belle bouche à l’attaque intense, un vin savoureux et gras, volumineux, de belle matière, d’une persistance très longue et généreuse, tout en harmonie. Un vin qui s’apprécie dans sa jeunesse, parvient à maturité au bout de 5 à 6 ans et atteint sa plénitude à 10 ou 12 ans.

Sanchez-Le Guédard : un Champagne de plaisir

Une place toujours enviée dans le Classement. Domaine de 5 ha, où l’on pratique la viticulture raisonnée. Vous aimerez comme nous ce Champagne cuvée Prestige Millésime 98, avec des dominantes d’amande et de miel, intense, distingué, tout en persistance aromatique, rond et dense en bouche, très bien équilibré, alliant saveur et distinction, très persistant au palais. Savoureux brut rosé, de mousse onctueuse et très fine, aux notes discrètes de fraise des bois et de framboise, fort bien équilibré, distingué et vif en bouche, l’un des meilleurs dégustés cette année, à savourer avec un saumon fumé. Le Champagne Grande Réserve, où dominent des notes de pain grillé, de fruits jaunes et de tilleul, allie puissance et distinction, d’une belle ampleur en bouche, d’une belle palette aromatique, vraiment charmeur. À la suite, ce remarquable Blanc de blanc Millésime, qui associe richesse aromatique et persistance, dense en bouche, avec des notes de noisette et d’abricot sec, généreux et harmonieux, fruité, de mousse crémeuse. Beau rapport qualité-prix-plaisir.

José Sanchez est un viticulteur soucieux de préserver la richesse de son terroir et l’environnement. Depuis 5 ans, il n’utilise aucun désherbant chimique et a opté pour l’enherbement de ses parcelles. Un semi gazon a été réalisé au milieu de ses rangs de vignes et un labour entre les ceps. Pionnier de cette technique en Champagne, il est convaincu que l’on ne peut produire des raisins de très grande qualité que sur un terroir préservé. Cette technique vise aussi à lutter contre l’érosion des sols de ses parcelles idéalement situées à Cumières, Damery et Oger.

jeudi 30 août 2007

Mes impressions de Chine

Notre vin en Chine, un marché (très) illusoire ?

Voir aussi : http://guidemillesimes.blogspot.com/

À l’image de cette jeune chinoise époussetant les bouteilles de vin dans un restaurant, on constate vite, à Pékin ou à Shanghai, dans les hôtels ou le seul magasin de vin que notre guide a trouvé (on nous a interdit de prendre des photos et les tarifs) que le “turn over” est très faible. Même s’ils sont (très) nombreux, les chinois n’intègrent pas le vin dans leur consommation courante et même festive. Le jour de l’An, dans une réception dans un hôtel chic, tout le monde s’envoie des cotillons mais boit de l’alcool de riz ou de la bière. On a du mal à trouver un vin, et c’était un vin américain de moyenne gamme d’un négociant mondial. Les quelques vignobles que nous avons visités sont composés de vignes hautes et le vin rouge produit est douceâtre. Nous avons constaté, dans les différentes régions traversées, que l’on ne trouvait pas de vin, sauf dans les vitrines. Pas une bouteille sur une table de restaurant durant ces 12 jours, même occupée par des hommes d’affaires chinois ou des occidentaux. Les chinois aiment partager la table en famille ou entre amis, sortent beaucoup au restaurant et apprécient leur gastronomie abondante et très diversifiée, que l’on soit au nord ou au sud du pays. Ils ont l’art et la manière de marier à ravir le sucré, le salé, les herbes aromatiques, le porc, le poulet, les légumes, les poissons, les crustacés... Dans leur approche, leur cuisine se suffit à elle-même. On n’a besoin ni de sel, ni de vin. Il est possible (pas sûr, car ce sera plutôt les alcools) que le vin devienne, à l’avenir, un signe extérieur de richesse. Les hommes d’affaires cherchent à se particulariser en adoptant les manières occidentales, nous l’avons vu avec les vêtements ou accessoires de modes de marques, prestigieuses, qui ont ouvert des boutiques immenses, plus belles que celles de Paris ! La jeunesse est certes désireuse de s’embourgeoiser, et cherche à copier la mode occidentale. Lorsqu’on parle d’Asie, beaucoup d’amalgames sont faits alors que chaque pays a son histoire et ses propres coutumes. À terme, si les Chinois boivent du vin un jour, ils boiront d’abord le leur...

En référence aux dégustations de vin, celle du thé est riche en rituels, un véritable art de vivre à la chinoise. Le thé vert est versé brûlant dans de petites coupes en porcelaine fine tenues avec trois doigts. On soulève à peine le couvercle juste pour retenir les feuilles et laisser le liquide s’écouler que l’on déguste par petites gorgées...

La bière est la boisson nationale, très prisée. La Quingdao ou la Linquan sont peu alcoolisées et très rafraîchissantes. Le vin ne fait pas partie de la culture traditionnelle chinoise qui lui préfère les alcools forts (Jiu). Le Maotai (53°) est réputé ainsi que le Daqu (55°) un alcool de sorgho et de blé et le Wuliangye du Sichuan, un alcool aux 5 céréales. Si vous préférez un alcool moins fort, goûtez à l’alcool de riz qui se déguste tiède (faut aimer). Le vin produit est plutôt sucré, évoquant un vin cuit du style Porto de bas de gamme. La Chine développe en partenariat avec Dragon Seal ou Dynastie, des vins de style occidental, assez chers et standardisés, que l’on trouve parfois dans les restaurants et hôtels. Quelques vins étrangers, mais c’est tout autant l’anecdote. En fait, il ne s’agit pas de ramener l’Asie à la Chine, tant les différences entre les pays orientaux sont sensibles. Vraiment pas fondamental, donc, de se précipiter dans les manifestations ou salons organisés dans ce pays...

Voyage en Chine

Arrivée à Pékin, vol Air France, rien à dire. Pékin est une ville en plein essor où, les buildings flambant neufs peuplent le quartier des affaires et témoignent de la formidable envolée économique de la Chine, de son dynamisme et de son énergie à rattraper le retard. C’est aussi la ville des mystères, devenue au cours de son histoire, la capitale du pays réunifié.

rue.jpg La “fameuse” place Tienanmen fait un peu froid dans le dos (en l’occurence, ce n’était pas au sens figuré, fin Décembre), et on pourrait tout aussi bien se croire dans le Moscou des années de guerre froide, tant les bâtiments administratifs austères se ressemblent.

En face, c’est un autre monde. Juste à côté d’une immense fresque du Président Mao, il y a la porte d’entrée de la fabuleuse Citée Interdite, une visite incontournable. De nombreux palais, pavillons et cours forment un vaste ensemble coloré où le rouge des colonnes côtoie le jaune (couleur de l’empereur) des tuiles vernissées sur les toits en pagode. Là encore, toutes les croyances chinoises sont exacerbées. De la protection contre les mauvais esprits s’expliquent les positions des constructions, comme les rebords des toits des pagodes, sensés rejeter tous maléfices et les seuils des portes à enjamber (les mauvais esprits ne peuvent pas le faire, ne sachant ni tourner, ni contourner).

muraille.jpg À une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Pékin se trouve le palais d’été. Il fut construit en 1888 par la légendaire impératrice Cixi, et fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco. C’est une visite agréable, et l’on se promène dans cette fameuse galerie couverte longue de 700 m, ornée de jolies peintures qui longe un lac entouré de verdure où les habitués et retraités, dans la lumière du matin, exécutent leurs doux et voluptueux mouvements de tai-chi.

À une cinquantaine de kilomètres au nord de Pékin, se trouvent les tombeaux Ming. On y accède par une très longue voie sacrée ornée de grandes statues du XVe siècle, de remarquable facture, représentant les animaux les plus importants pour les Chinois (lions, chameaux, éléphants, chevaux...) et d’autres extraordinaires (dragons...).

De là, on accède à la Grande Muraille, une construction très impressionnante qu’il est conseillé de visiter en dehors des grosses affluences touristiques. Un édifice gigantesque hors du commun (on le verrait de la Lune) qui serpente inlassablement en épousant le relief des montagnes, un lieu magique, riche en histoire, un souvenir inoubliable.

La construction de la Grande Muraille a été entamée sous la dynastie Qin, de l'an 221 à 206 av. J.-C., lors de l'unification de la Chine par le Premier Empereur Qin Shi Huang. Au début, moins haute qu’actuellement, il semble qu’elle avait simplement pour but de séparer les troupeaux des tribus voisines de ceux de l'Empire Chinois. C'est sous la dynastie Qing, (au XVIIIe siècle), qu'elle prit sa forme actuelle pour empêcher surtout les armées mongoles d'envahir la Chine.

La Grande Muraille est la plus longue construction humaine au monde environ 6 500 kilomètres. Sa largeur varie entre 5 et 7 m en moyenne et sa hauteur entre 10 et 15 m. Elle est ponctuée de tours de guet et de bastions sur toute sa longueur, et très impressionnante, notamment dans la partie que nous avons visitée, à Mutianyu, où s’expriment pleinement sa force et son symbolisme. Depuis 1987, la Grande Muraille est classée au patrimoine mondial de l'Unesco, et on le comprend.

Pdg_resto.jpg On part à Xian, en avion. À Xian, la fameuse armée enterrée vaut bien le détour, impressionnante certes quand on entre dans cette logique de protection “éternelle” qu’elle était sensée symboliser (démarche similaire pour les pyramides), sinon un rien lassante. Par contre, le quartier musulman de Xian est particulièrement intéressant, un ghetto dans la ville, foisonnant d’activités. On a quand même éviter de se jeter sur les brochettes, pourtant appétissantes, vendues dans la rue, nous contentant, pour changer, d’une dizaine de tasses de thé. C’est à Xian que nous avons le mieux mangé, ou, du moins, beaucoup apprécié la spécialité locale, les raviolis, présentés sous des dizaines de formes, vraiment remarquables. Excellentes bières, mais, dans ce domaine, c’était partout la même chose.

Pdg_resto.jpg Xian est également une ville historiquement artistique où la calligraphie joue donc tout son rôle, à côté du travail du jade. Elle est bien évidemment une création artistique exceptionnelle, qui nous tient à cœur et permet, pour un artiste, de communier intimement avec l'univers en s'imprégnant de son harmonie. C’est à Xian que l’on a été le plus en contact réel avec cet art à part entière. Le trait, qui est la base de la peinture et de la calligraphie chinoise, fait ressortir l’essence même des êtres représentés et leur donne “vie”. Tout entre en jeu, l’instrument, la grosseur du trait, sa position italique ou formelle, sa lisibilité, sa sensibilité, sa force... tout dépend du message que le poète veut y faire passer.

L’histoire de la calligraphie est particulièrement intéressante, puisque, comme celle de la peinture, elle est différente selon les périodes. L’exceptionnel musée de Shanghaï, à ne rater sous aucun prétexte, présente les œuvres des plus grands artistes, toutes singulières.

Xian-Shanghaï. Il vaut mieux arriver à Shanghai la nuit pour être tout-de-suite dans l’ambiance de cette forêt de buildings illuminés et scintillants. La ville est immense, et enchaîne immeubles ultra-modernes et quartiers vétustes, les uns en face des autres, à quelques mètres d’intervalles. Le musée de Shanghaï est fantastique, l’un des plus riches au monde avec de superbes collections de jade, de porcelaine, de bronze, de calligraphie, de peintures... On peut aller voir, pour faire plaisir à son guide, la “vieille ville” chinoise, un lieu très touristique mais, en fait, une simple réplique assez réussie des constructions anciennes et détruites depuis longtemps. Pas grand chose à retenir du “quartier français”, notamment de la partie visitée où les promoteurs de Hong-Kong, selon notre guide, ont fait une sorte de centre commercial chic et sobre à ciel ouvert. On s’ennuie donc vite à Shanghaï, surtout si l’on pense retrouver l’ambiance des paradis perdus chers aux intellectuels (américains, français, anglais...) de l’époque, à l’opium ou à Marlène Dietrich.

Le jardin Yu est intéressant mais un peu envahi de visiteurs, nous avons préféré le charme des jardins de Suzhou (à 3/4 d’heure en train de Shanghai, train rapide, confortable, à 2 étages, un monde fou puisque c’est le 1er moyen de transport du pays). Huit jardins sont classés au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco et conçus pour être admirés toute l’année. Ils illustrent parfaitement le raffinement et la démarche intellectuelle d’une certaine élite qui recréait l’illusion de la nature réelle au travers de décors, d’atmosphères : rocailles, étang, pavillon à thé, bateau immobile, galerie, perspectives, végétaux soigneusement disposés, rien n’est laissé au hasard alors que l’ensemble semble naturel, tout un art qui consistait à mêler l’homme (riche) avec les éléments (l’eau, la terre...), tout en le cachant des regards des curieux.

Conclusion : la Chine vaut-elle le détour ? Oui, certes oui, même s’il faut laisser du temps au temps et comprendre que ce pays gigantesque est toujours sous le poids d’une volonté politique forte. Ce pays fascine les occidentaux depuis toujours, cet “empire du milieu” secret, difficile d’approche. L’histoire du pays est intense, la magie y rejoint le pragmatisme, l'extrême richesse la pauvreté, la frénésie la nonchalance. C’est l’Orient.

La cuisine est en tout cas totalement différente de celle que nous connaissons ici, où l’on se rend compte que l’on nous sert en France des plats chinois très “occidentalisés”, standardisés. La vraie cuisine, celle du pays, est beaucoup plus diverse, raffinée (les chinois mangent beaucoup à table, au moins 5 ou 6 plats, en terminant par le poisson, beaucoup de soupes, pas de desserts), elle est spécifique à chaque province, ce qui peut conforter les passionnés de la cuisine chinoise, qui, comme la nôtre, s’adapte selon les us et coutumes de chaque territoire. C’est ce qui fait sa force, et notre faiblesse, car il n’y a pas beaucoup de place pour des vins comme ceux que nous élevons ici.

Notre vin en Chine, un marché (très) illusoire ?

À l’image de cette jeune chinoise époussetant les bouteilles de vin dans un restaurant, on constate vite, à Pékin ou à Shanghai, dans les hôtels ou le seul magasin de vin que notre guide a trouvé (on nous a interdit de prendre des photos et les tarifs) que le “turn over” est très faible. Même s’ils sont (très) nombreux, les chinois n’intègrent pas le vin dans leur consommation courante et même festive. Le jour de l’An, dans une réception dans un hôtel chic, tout le monde s’envoie des cotillons mais boit de l’alcool de riz ou de la bière. On a du mal à trouver un vin, et c’était un vin américain de moyenne gamme d’un négociant mondial. Les quelques vignobles que nous avons visités sont composés de vignes hautes et le vin rouge produit est douceâtre. Nous avons constaté, dans les différentes régions traversées, que l’on ne trouvait pas de vin, sauf dans les vitrines. Pas une bouteille sur une table de restaurant durant ces 12 jours, même occupée par des hommes d’affaires chinois ou des occidentaux. Les chinois aiment partager la table en famille ou entre amis, sortent beaucoup au restaurant et apprécient leur gastronomie abondante et très diversifiée, que l’on soit au nord ou au sud du pays. Ils ont l’art et la manière de marier à ravir le sucré, le salé, les herbes aromatiques, le porc, le poulet, les légumes, les poissons, les crustacés... Dans leur approche, leur cuisine se suffit à elle-même. On n’a besoin ni de sel, ni de vin.

Th__2.jpg Il est possible (pas sûr, car ce sera plutôt les alccols) que le vin devienne, à l’avenir, un signe extérieur de richesse. Les hommes d’affaires cherchent à se particulariser en adoptant les manières occidentales, nous l’avons vu avec les vêtements ou accessoires de modes de marques, prestigieuses, qui ont ouvert des boutiques immenses, plus belles que celles de Paris ! La jeunesse est certes désireuse de s’embourgeoiser, et cherche à copier la mode occidentale. Lorsqu’on parle d’Asie, beaucoup d’amalgames sont faits alors que chaque pays a son histoire et ses propres coutumes. À terme, si les Chinois boivent du vin un jour, ils boiront d’abord le leur...

En référence aux dégustations de vin, celle du thé est riche en rituels, un véritable art de vivre à la chinoise. Le thé vert est versé brûlant dans de petites coupes en porcelaine fine tenues avec trois doigts. On soulève à peine le couvercle juste pour retenir les feuilles et laisser le liquide s’écouler que l’on déguste par petites gorgées...

La bière est la boisson nationale, très prisée. La Quingdao ou la Linquan sont peu alcoolisées et très rafraîchissantes. Le vin ne fait pas partie de la culture traditionnelle chinoise qui lui préfère les alcools forts (Jiu). Le Maotai (53°) est réputé ainsi que le Daqu (55°) un alcool de sorgho et de blé et le Wuliangye du Sichuan, un alcool aux 5 céréales. Si vous préférez un alcool moins fort, goûtez à l’alcool de riz qui se déguste tiède (faut aimer). Le vin produit est plutôt sucré, évoquant un vin cuit du style Porto de bas de gamme. La Chine développe en partenariat avec Dragon Seal ou Dynastie, des vins de style occidental, assez chers et standardisés, que l’on trouve parfois dans les restaurants et hôtels. Quelques vins étrangers, mais c’est tout autant l’anecdote. En fait, il ne s’agit pas de ramener l’Asie à la Chine, tant les différences entre les pays orientaux sont sensibles. Vraiment pas fondamental, donc, de se précipiter dans les manifestations ou salons organisés dans ce pays...

Partis avec Voyageurs du Monde. Spécialiste Chine : William Shen. Itinéraire individuel très bien organisé. Pas de retard, et 4 guides francophones différents, dont 2 particulièrement efficaces et sympatiques, à Pékin et à Suzhou, avec, à notre demande, une “immersion” moins touristique, notamment dans les restaurants, la plupart typiquement chinois, grands ou modestes, toujours très bons, même si nous n’avons (forcément) pas tout apprécié.

mardi 28 août 2007

Concours gratuit : gagnez des bouteilles !

Gagnez des bouteilles :

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mardi 21 août 2007

Parution du Guide 2008

Ce que vous devez absolument retenir cette année

Alsace

Il existe une réelle convivialité des hommes de la région et leurs vins atteignent une typicité rare, procurant la joie du vin, à des prix qui ont tendance à monter. Attention à la complexité des terroirs, voire à l’amalgame entre des crus et des lieux-dits. Il faut rechercher la fraîcheur et la vivacité, au détriment de vins parfois trop souples, qui deviennent de plus en plus “douceâtres”. Les millésimes 2005, 2004, 2002 et 2001 sont savoureux, le 2003 a été plus délicat à vinifier (en Vendanges Tardives, misez sur les 2004, 2001, 2000, 97 ou 89).

Beaujolais

La force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru, et les meilleurs vignerons s’évertuent à sortir de beaux vins, chacun représentatif du style de son appellation. Pour s’en apercevoir, il suffit d’objectivité, d’un minimum de connaissance du terrain, de modestie et de partager l’amour du vin comme le font les producteurs du Guide. Le 2006 est réussi mais délicat à maîtriser, le 2005 est très typé, le 2004 est un millésime dense et très aromatique, et le 2003, trop mûr, beaucoup moins intéressant. En Jura et Savoie, de nombreux coups de cœur, avec une gamme qui va de la plus grande fraîcheur à la plus grande complexité.

Bordeaux

Attention aux prix des grands crus 2005, il faut savoir choisir et ne pas se faire avoir.

- Dans le Médoc, la priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail des vignes avait été délaissé dans certains grands crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité. De Pauillac à Saint-Estèphe, de Moulis à Margaux, à Listrac comme à Saint-Julien, en Haut-Médoc et en Médoc, les coups de cœur sont nombreux. En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour le 2005. Misez sur les 2004 et 2002, voire 2001, très classiques, encore trop jeunes à boire, et faites-vous plaisir avec les 99, 97, 96 ou 90.

- Structure, charme, intensité, distinction, les plus grands vins de Pomerol sont particulièrement sensibles et marqués par leurs sols, très diversifiés. Ici, nul besoin de s’escrimer à vouloir abuser de la barrique neuve ou d’une surconcentration pour faire un grand vin, c’est le terroir qui prime, et signe la distinction. Les 2004, 2003 et 2002 sont très savoureux (le 2002 peut-être même supérieur), le 2001 remarquable, plus fin, le 2000, superbe.

- À Saint-Émilion, si certains se flattent ici d’élever des cuvées très “spéciales”, il faut plus que jamais tirer un coup de chapeau aux propriétaires de talent qui élèvent les véritables grands vins de Saint-Émilion, satellites compris, du plus grand des grands crus au plus modeste rapport qualité-prix. On partage avec les propriétaires retenus dans le Guide le plaisir du vin, la modestie face à la force de la Nature, et cette convivialité propre à la région. Beaux millésimes 2004 et 2001, éclipsés à tort par les 2003 et 2000. Quelques crus ont remarquablement réussi le 2003, d’autres beaucoup moins, notamment ceux qui sont trop “confiturés”. Un certain nombre de crus pratiquent des prix qui ne sont pas justifiés. Comme dans l’ensemble du bordelais, débouchez les millésimes 2000 à 90 en ce moment.

- Du plus grand vin au plus abordable, on savoure, du nord au sud de cette “entité” des Graves, une variété importante de styles de vins. Des crus réellement exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac, Léognan, mais aussi ceux de Podensac, Portets ou Saint-Morillon, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir. C’est le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise, aux côtés de rouges puissants et typés. Mes dégustations en Pessac-Léognan comme en Graves, des millésimes 2005 à 2001, confirment mon Classement des valeurs sûres, celles où le talent des hommes s’associe à la race du terroir. Gare à certains prix néanmoins, comme à une concentration outrancière chez certains, au détriment de la typicité. Les blancs 2004, 2001, 2000, 98 ou 97 sont excellents.

- Il y a de tout dans ces appellations de Côtes, de grands vins racés et typés comme nous les aimons et d’autres cuvées qui font la part belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un véritable terroir en avant. Il s’agit donc de savoir miser sur les hommes et les femmes qui le méritent, assumant la grande tradition bordelaise depuis des années. Misez sur les millésimes 2005 à 2000, avec l’opportunité du 2004.

- Mon soutien à l’appellation des Bordeaux Supérieur ne date pas d’hier. Mes dégustations des millésimes 2005 à 2000 confirment l’exceptionnel plaisir que procurent aujourd’hui ces vins, même si, comme ailleurs, la différence des terroirs et l’élevage sont toujours prépondérants. Attention également aux cuvées trop boisées ou trop concentrées (et bien trop chères), qui n’ont aucun intérêt. Les meilleurs tiennent la distance avec des millésimes 98 ou 96, excellents actuellement.

- A Sauternes, l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea, ce minuscule champignon qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins, aidé par les brumes matinales des automnes qui précèdent un soleil chaud à midi, favorisant sa prolifération. Terroir oblige, les crus développent leur propre spécificité, certains très liquoreux, d’autres tout en finesse, et les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts et la patience des propriétaires. Plusieurs millésimes, en dehors du 2002 (où le plaisir est bien rare), comme les 2001, 99 ou 98 sont de toute beauté. Le 2003 est réussi, certainement moins typé, et le 2004 particulièrement savoureux et classique. Les plus grandes bouteilles à leur apogée sont aujourd’hui celles des millésimes 96, 95 ou 89, où l’on atteint le grand art.

Bourgogne

Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales… Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours, en rouge comme en blanc. Élever un grand vin, en effet, c’est être aussi capable de le partager avec passion et humilité, et cela ne s’apprend pas. Voici donc ces vignerons talentueux et passionnés que je soutiens, pour lesquels il n’y a nul besoin de fioritures ni de vinifications “gonflées”, et dont les prix sont bien souvent largement justifiés, d’autant que les millésimes 2004, 2003, 2002, 2001, 2000 et 99 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, en blanc comme en rouge, qui côtoie donc un 2003 atypique. Le grand 2005 suit le 2004, dans les 2 couleurs, et demande de la patience. Superbes bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 99, 95 ou 89, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 99, 97, 89 ou 85. Attention, les prix remontent, et certains en profitent trop, ce quyi explique ma sévérité cette année.

Champagne

On est vraiment au sommet dans la région. Mon Classement est encore remanié cette année, avec des producteurs qui montent en grade… Cette hiérarchie vient toujours, et avant tout, récompenser les efforts accomplis, le talent des hommes et leur volonté qualitative. Un bon Champagne c’est charmeur, un grand Champagne, c’est toujours un plaisir exceptionnel, que l’on n’a d’ailleurs jamais pu copier ailleurs. Les hommes et les femmes, les assemblages et les terroirs font, là comme partout, toujours la différence. Certains “vieux” millésimes sont remarquables de fraîcheur et prouvent le potentiel d’évolution des meilleures cuvées. On trouve de remarquables cuvées à des prix très justifiés, dans toute la gamme, comparativement à d’autres appellations, et on comprend le sucès de la région.

Languedoc

Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés. Pour certains, l’exagération des prix et certaines “renommées” bien trop récentes commencent à se dégonfler comme des baudruches. Les millésimes 2004 et 2003 sont réussis, les 2002 et 2000 savoureux.

Provence

Il faut savoir choisir la bonne adresse ici, se méfier des vins et des prix de “touristes”, et de la grande cavalerie des rouges et rosés de bas de gamme que l’on débouche parfois. Ceux qui comptent sont ceux de ces propriétaires qui laissent s’exprimer au mieux les grands cépages de la région (Grenache, Mourvèdre, Cinsault, Rolle, Ugni blanc…), dans ces terroirs complexes, argilo-calcaires, caillouteux, graveleux ou sableux. Eux élèvent des vins formidables dans toutes les appellations, en rouge, en blanc et en rosé. Idem pour la Corse. L’influence des millésimes est beaucoup moins marquée ici, et l’on peut estimer une très bonne série 2004, 2003, 2002 (un ton en-dessous) et 2001. Les blancs sont souvent remarquables, et les rosés reviennent à la tête de ce type de vin (2005 superbe).

Sud-Ouest

S’il s’agit de faire attention aux “microcuvées” qui apparaissent, pas typées et à des prix incautionnables, les meilleurs vignerons s’attachent ici à élever des vins racés comme nous les aimons. Les vins ont une réelle typicité, un potentiel de garde (beaux 99, 95 ou 86) où les cépages et les sols ont leur influence et une véritable présence historique. Les millésimes 2004, 2003 et 2001 sont des réussites. Quelques rapports qualité-prix-plaisir exceptionnels, en rouges, en blancs secs et en liquoreux (millésimes 2004, 2000, 95 ou 90).

Val de Loire

De la Touraine au Pays Nivernais, du Pays Nantais à l’Anjou-Saumur, la typicité s’allie à un rapport qualité-prix régulièrement remarquable et tout concourt au plaisir du vin. Les hommes élèvent des vins à leur image. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Pouilly-Fumé comme à Vouvray, à Sancerre comme à Savennières ou à Saumur. Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-Layon ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (Touraine, Bourgueil, Sancerre…) au plus charnu (Chinon, Saumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 98 ou 95). Le millésime 2002 est très réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003 et 2001 sont savoureux. Beaux liquoreux en 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005 très typé, très prometteur.

Vallée du Rhône

De Vienne en Avignon, les vins rouges et les blancs, du plus prestigieux au plus méconnu, sont denses, racés et chaleureux, et, pour la plupart, bénéficient d’un très beau rapport qualité-prix-typicité. Viennent alors se rejoindre la convivialité, le terroir, et la main de l’homme, qui font toujours la différence. Le millésime 2003 est parfois très mûr, le 2002 a été très difficile à maîtriser, et le 2004 très classique, très réussi. Il faut aussi prendre le temps de conserver ces vins, car on débouche de grandes bouteilles actuellement dans des millésimes comme 98, 95, 90 ou 85, voir la Vintage Code ©, page 37.

© Voir le GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS DE FRANCE 2008 (Editions Albin Michel).

Voir aussi : www.patrick.dussert-gerber.com Et : www.guidedesvins.com

mercredi 4 juillet 2007

La force de nos terroirs

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Qu’on le veuille ou non, la France fait les meilleurs vins du monde ! C’est vrai pour les très grands crus (qui peut lutter avec une telle élégance ?) comme pour tous les autres (où trouve-t-on autant de plaisir et de diversité, dans les trois couleurs, dans une gamme de prix de 5 à 20 euros ?). Rien n’est venu tout seul : c’est, aux côtés de sols et sous-sols uniques, grâce à cette volonté historique des hommes et des femmes de nos vignobles. Et si la concurrence existe, elle est soit très chère, soit “sans âme ni vertu” ou aseptisée. Patrick Dussert-Gerber, depuis 27 ans, au travers de Millésimes et de son Guide, avec plus d’un million de lecteurs, défend passionnément ceux qui le méritent.

Brigitte Dussert : Certains négociants ou syndicats veulent simplifier les appellations françaises ?

Patrick Dussert-Gerber : S’en tenir à simplifier les étiquettes n’est pas la bonne solution. C’est trop facile de dire que le fait d’avoir trop d’appellations perturbe la compréhension du consommateur. Cela fait des siècles que l’on fait du vin en France, et des dizaines d’années que nous sommes les références mondiales, en quoi nos étiquettes et le nombre de nos appellations ont-elles gêné cela ?

Ce n’est pas parce que nos concurrents n’ont pas d’arguments sur la typicité que l’on doit faire pareil en “lissant” nos appellations. La complexité devient au contraire la manière de valoriser les consommateurs. Un amateur de vin, ce n’est pas un idiot : il a parfaitement le droit à la culture du vin. Plus on fait des vins simples, plus on prend le consommateur pour un imbécile, incapable de comprendre la spécificité de tel ou tel cru. Je ne partage pas cet avis.

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BD : Faut-il par exemple privilégier le nom des cépages sur l’étiquette ?

PDG : Mettre Chardonnay ou Merlot sur une étiquette n’a jamais été un gage de qualité en soi. Il y a des vins de Chardonnay qui sentent l’aubépine grâce à des levures, d’autres qui sentent la vanille par une surconcentration en barriques... et d’autres, heureusement, qui dégagent des nuances aromatiques similaires naturellement, grâce à leur sol ou à quelques années de vieillissement, selon les phases d’évolution. En France, on a des terroirs qui s’expriment d’eux-mêmes. Un Chardonnay australien ou languedocien, même s’il est bon, ne jouera jamais dans la catégorie d’un Meursault Perrières ou d’un Puligny La Garenne. Je doute également du bien-fondé des regroupements entre appellations qui risquent surtout de les dépersonnaliser encore plus. Se retrancher pour faire cela derrière la facilité de compréhension d’un consommateur-lambda pour “lisser” les appellations ou mettre en avant un nom de cépage sur l’étiquette me semble être une fuite en avant.

BD : Il faut donc encore plus développer l’effet terroir ?

PDG : Oui, plus que jamais, il faut continuer de communiquer sur les terroirs et d’ailleurs c’est ce que font les vignerons dignes de ce nom et qui nous font confiance. C’est grâce à la richesse et la complexité de nos sous-sols qui existent depuis des siècles que les vins français forcent l’admiration et font envie au monde entier. Il faut porter la bonne parole. J’aime bien la démarche de la campagne de communication des vins de Bourgogne qui explique -je schématise- à un dégustateur anglo-saxon pourquoi le terroir apporte des nuances d’arômes particuliers et spécifiques à un Bourgogne. Elle reflète ce que je fais depuis toujours. Pour faire comprendre notre différence à un consommateur français ou étranger, il faut expliquer que, sur quelques dizaines de mètres, on produit un vin différent d’un autre, à Chinon, à Pouilly-Fumé, en Beaujolais, en Alsace, à Gigondas, à Margaux ou à Vosne-Romanée... C’est notre grande force. Les champenois l’ont aussi bien compris puisqu’ils communiquent souvent sur des origines, des crus, des villages, des clos, alors qu’auparavant on ne parlait que d’assemblages et de vin de fête. Les alsaciens en font autant et beaucoup d’autres aussi, à Bordeaux comme en Languedoc. Tous ont compris qu’il faut se servir de notre hiérarchie exceptionnelle des appellations et des terroirs. Dans tous les vignobles français, on a la chance d’avoir de vrais terroirs historiques et il est donc tout à fait inconcevable qu’on “aseptise” les vins sans se servir de la puissance du territoire. La majorité des vignerons partagent mon opinion. C’est pour cela que nous nous soutenons mutuellement.En France, nous produisons des vins fabuleux, et il faut imposer cela ! Si un marchand de vin vous répond que c‘est trop compliqué, c’est parce qu’il ne veut pas fournir un effort supplémentaire pour expliquer le vin et l’histoire du lieu où il est produit, c’est plus simple et rapide en effet de se servir uniquement de la notoriété qui existe déjà. Mais le vin, cela mérite le respect. Il faut prendre le temps d’expliquer le travail du vigneron, de faire partager son plaisir.

BD : Quelle est notre force ?

PDG : C’est notre diversité. S’il est naturel que l’on fasse aujourd’hui des vins plus souples et moins astringents, il n’est pas nécessaire pour autant de les défigurer ? Il faut avoir confiance en son savoir-faire historique, la complexité géologique des sols, le talent de la majorité des vignerons français qui ont su profiter des progrès technologiques tout en respectant leur vin, sans le dénaturer. Pour expliquer le vin, le comprendre, justifier son prix et faire rêver les consommateurs, il faut tout simplement parler de la richesse et de la diversité de nos sols, de la délimitation stricte de nos terroirs, de leur rareté, de la multitude de nos cépages, des exigences qualitatives, des investissements dans les chais, leur montrer nos clos, les galets, le schiste, l’argile, les coccinelles au milieu des vignes, un viticulteur en train de travailler, parler d’arômes, de plaisir, des choses simples, élémentaires... Je crois aux “niches”, à la multiplication, à la complexité, pas à l’homogénéisation ni à la mondialisation du goût. Je pense que nos vins méritent bien au contraire de susciter justement l’intérêt, des questions, des comparaisons. Vouloir tout simplifier, c’est faire le jeu des vins qui n’ont pas de typicité, pas d’histoires, pas d’us et coutumes. On tuerait nous-même la poule aux œufs d’or. Et puis, faut-il rappeler aussi que, les exceptions confirmant naturellement cette règle, les vins français sont aussi à leur juste prix, car les vins étrangers qui ne sont pas chers sont souvent des vins sans personnalité qui correspondent à une gamme pratiquement inexistante dans les appellations françaises. Même si, bien sûr, il y a d’excellents vins partouts, il y a aussi, dans une gamme de prix de 4 ou 7 euros, il y a pléthore en France de bons vins, dans la Loire, à Bordeaux comme dans la Vallée du Rhône... qui sont à un bien meilleur niveau qualitatif, homogène, dans une gamme de prix équivalente, et, vous l’aurez compris, qui apportent cette plus-value essentielle des terroirs : l’originalité.Les vignerons que nous soutenons ont confiance en eux, en leur spécificité, en leur talent. Ils le disent, ils communiquent là-dessus, et on les aide pour clamer haut et fort de tels atouts. C’est nous qui jouons dans la catégorie des grands, ce sont nos vins que l’on veut copier, pas l’inverse. Chaque chose à sa place, et chacun à la sienne...”

lundi 28 mai 2007

Le Classement 2007 des meilleurs vins de Provence

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LES VRAIS GRANDS VINS ET LES AUTRES

On peut trouver des vins «sans âme, ni vertu» ou des cuvées spéciales dans cette grande entité provençale, manquant de typicité réelle. Dans les trois couleurs, donc, en Bandol bien sûr, mais aussi en Côtes-de-Provence ou en Coteaux-d’Aix, où les rosés prennent désormais toute leur importance, en Corse, en Baux-de-Provence ou en Coteaux Varois, les sols, alliés à des cépages typiques et adaptés, signent des vins de caractère, racés et savoureux, sans grande équivalence. Ici, la convivialité doit aller de pair avec la saveur des vins, et leur originalité, l’homme et la femme faisant alors la différence.

Voici les incontournables : http://millesimes.fr/classement.php?rech1=PROVENCE&rech4=Y

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